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Fibre optique : l'Europe à la traîne

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Par Antoine Robin le 04/03/2008 - indexel.net
 

L'Europe et plus particulièrement la France sont à la traîne avec respectivement à peine un million et 50 000 abonnés à l'internet à très haut débit contre plus de onze millions au Japon.

 

Selon le cabinet Idate qui vient de dévoiler une étude à l'occasion du salon FTTH (Fiber to the Home) Council, l'Europe compte un million d'abonnés à l'internet à très haut débit contre onze millions au Japon et deux millions aux Etats-Unis. Pour rappel, l'internet à très haut débit s'appuie sur une fibre optique disposant de 50 à 200 Mb/s de bande passante.

 

En Europe, la France est le mauvais élève des accès internet à très haut débit. La Suède, l'Italie, la Norvège, les Pays-Bas et le Danemark concentrent en effet 86 % du million d'abonnés contre seulement 50 000 en France. Pourtant, près de 500 000 logements de l'hexagone ont été équipés en fibre optique par trois fournisseurs d'accès xDSL : Free (241 000 prises), Orange (146 000), Neuf-Cegetel (120 000). Quant à Numéricable, il annonce près de deux millions de clients potentiels. Les analystes estiment que le retard de la France dans le très haut débit est essentiellement dû aux tarifs très attractifs des offres ADSL "triple-play" qui figurent parmi les moins chères en Europe. L'Idate table cependant sur 20 millions de foyers équipés d'ici à 15 ans.

 

En revanche, le sort des entreprises n'est jamais abordé. Pourtant, elles sont sous-équipées par rapport aux particuliers qui disposent désormais d'une bande passante colossale comparée à celle des salariés. La fibre optique pourrait donc être une solution pour les entreprises. Selon Price Waterhouse Coopers (PwC), l'impact environnemental d'un réseau FTTH serait très positif. En équipant entreprises et salariés, le cabinet estime que l'on pourrait généraliser le télétravail une partie de la semaine et économiser, par salarié, jusqu'à 330 kilogrammes de Co2 - soit l'équivalent 2 000 km en voiture - en favorisant notamment le télétravail et la télé-administration.

 

 
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