INFRASTRUCTURE
Géolocalisation : des services ASP enfin abordables
![]() |
Des services de géolocalisation basés sur le GSM ou le GPS permettent désormais, pour un coût raisonnable, de localiser techniciens, livreurs ou commerciaux. Les entreprises devront toutefois respecter une réglementation contraignante. |
Les services de géolocalisation ont longtemps été réservés au monde du transport. Depuis peu, des offres moins onéreuses font leur apparition. Proposées par Deveryware, Global Staff Consulting (GSC), Webtiss Technologies ou Océan, elles permettent de localiser des employés ou des véhicules pour un coût qui n'excède pas quelques dizaines d'euros par mois et par utilisateur (voir notre tableau ci-dessous). Leur mise en oeuvre est simple : l'application est en mode hébergé (ASP) et les terminaux sont des téléphones mobiles standards ou des boîtiers faciles à installer. De nombreuses entreprises peuvent ainsi envisager de localiser une flotte de commerciaux, de livreurs ou de techniciens afin d'optimiser interventions et livraisons, de redéfinir des secteurs ou... d'éviter les abus.
GSM et GPS : deux technologies ciblant des applications différentes
Le procédé le plus connu est le GPS, complété par le GPRS pour la remontée des positions vers la plate-forme du prestataire. "Sa précision de quelques mètres permet d'ajouter à la localisation proprement dite, une application d'aide à la navigation", affirme Nicolas Appert (photo), PDG de Webtiss Technologies. Le second procédé est basé sur les réseaux GSM d'Orange, Bouygues et bientôt SFR. Il consiste à identifier
La précision médiocre - environ
Des services clés en mains accessibles via le Web
Les prestataires de géolocalisation proposent ainsi des services permettant, via une application web, de suivre sur un système cartographique les positions d'un ensemble de personnes ou de véhicules, de générer des alertes (par exemple lorsqu'un utilisateur approche ou sort d'une zone), d'archiver les déplacements ou de rechercher des personnes ou véhicules présents dans une zone. Océan se démarque en ajoutant l'envoi régulier en mode push (par e-mail) de tableaux de bord graphiques personnalisés.
"Cette fonction augmente le niveau d'utilisation de ce type de service qui tend à diminuer après les quelques semaines d'engouement initial", précise Olyvia Pilo (photo), présidente d'Océan. De leur côté, Webtiss Technologies, Deveryware et GSC proposent l'intégration des données de localisation dans des applications existantes, par exemple dédiées à la gestion de tournées.
Une réglementation contraignante
Ces services se basent sur le GPS ou le GSM. Dans le cas du GPS, le prestataire loue ou préconise un ou plusieurs boîtiers. Dans celui du GSM, Webtiss Technologies et Global Staff Consulting recueillent les informations sur la plate-forme d'Orange, tandis que Deveryware laisse le choix entre Orange et Bouygues. Quant au terminal, n'importe quel mobile fait l'affaire.
La localisation d'un mobile étant assimilée à celle de son porteur, la CNIL impose l'obtention écrite, par l'entreprise, de l'accord de l'employé, ce qui fait souvent l'objet d'une négociation syndicale. D'autre part, l'entreprise (en pratique, le prestataire) doit mettre en place une procédure permettant de désactiver le service sans avoir à éteindre le mobile. La localisation par GPS étant quant à elle associée à celle d'un véhicule, la seule obligation de l'entreprise est d'informer le chauffeur de la mise en oeuvre du service.
Quelques services de géolocalisation en mode ASP
|
0.39 %











Publicité











RETOUR EN HAUT DE LA PAGE