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MANAGEMENT, SUR LE TERRAIN

Investissements informatiques 2004 : embellie en vue ?

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Par Lala Moulay le 06/01/2004 - indexel.net
 
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En 2003, en l´absence de reprise économique, la baisse des investissements informatiques entamée l´année précédente s´est poursuivie. Mais les perspectives 2004 pourraient être meilleures. L´analyse de Jean-François Perret (photo), directeur du cabinet Pierre Audoin Consultants et le témoignage de responsables d´entreprise.

 

"Nous mesurons les dépenses informatiques en France depuis plus de quinze ans : 2003 a été la plus mauvaise année ! ", analyse Jean-François Perret, directeur général du cabinet Pierre Audoin Consultants. "Le point culminant a été atteint au 1er semestre, dans un contexte de quasi-récession. Alors qu´en 2002 on enregistrait une baisse des volumes, 2003 a en plus connu une forte tension sur les prix. Les clients confrontés à une réduction de leur budget informatique ont fait pression sur leurs fournisseurs que ce soit pour l´achat de matériels ou de services. Les SSII notamment, qui engrangeaient moins de contrats, ont dû ajuster leurs tarifs. La baisse des prix atteint en moyenne 6 % sur l´année, avec des pointes jusqu´à 15 à 20 % sur des produits très concurrentiels".

Une chute des prix que l´on attribue notamment aux grands comptes capables d´influencer le marché comme France Telecom qui a lancé l´an dernier une consultation pour restructurer sa politique de sous-traitance informatique et réduire ses prestataires. Les PME ont également réduit leurs achats, notamment de licences. Seuls les logiciels de ressources humaines indispensables dans la gestion des 35 heures et des RTT ont un peu échappé à cette sinistrose.

Investir par nécessité

Exemple parmi d´autres de cette frilosité, la PME Thermocompact (traitement de surface de haute technicité et fabrication de fils d´électroérosion) s´est serrée la ceinture l´an dernier. Seule concession, renforcer la sécurité informatique de l´entreprise. "Le seul voeu de la fin 2002 que j´ai concrétisé a été de changer d´antivirus. J´ai fait jouer la concurrence et j´ai obtenu une remise de 10 %. Cette année, je réfléchis au renouvellement de la moitié de notre parc informatique pour rattraper notre retard technologique et gagner en fiabilité dans nos échanges avec nos fournisseurs et avec nos clients. Mais je ne serai fixé que dans quelques semaines sur mon budget", explique Stéphane Bouvier (photo ci-dessus), son responsable informatique.

Chez Opéra Construction (construction et vente de logements collectifs dans le grand Est de la France), on a investi à plus grande échelle, également par nécessité. "En 2003, nous avons cédé notre parc informatique à sa valeur d´amortissement à une société spécialisée dans la reprise de matériel d´occasion. Puis, auprès d´un autre partenaire, nous avons loué un nouveau parc informatique avec l´assurance que tous les trois ans, nous aurons du matériel entièrement renouvelé. Coût de l´opération : 3300 euros par mois pour 30 ordinateurs, 4 serveurs et 18 imprimantes. Disposer d´un parc homogène était primordial. Nous avions des problèmes de configuration des serveurs et nous possédions beaucoup de vieux ordinateurs. Cette année, nous souhaitons investir dans la formation de notre personnel à notre logiciel Logan, un outil spécifique à la promotion immobilière. Mais le budget n´est pas encore défini", explique Marie-Christine Walchshofer (photo ci-dessus), contrôleur de gestion.

2004 : Après la pluie, le beau temps ?

Pour 2004, l´embellie pourrait enfin s´annoncer, selon de récentes prévisions optimistes de l´Insee sur la croissance en France cette année. Depuis septembre dernier, l´espoir renaît, les entreprises se remettent à faire des projets. Elles sollicitent leurs fournisseurs pour des devis. Toutefois prudence ! Pour Jean-François Perret : "tout dépendra bien sûr de la reprise économique dans l´hexagone qui conditionne le moral des entreprises. Pour l´heure, nous sommes sur la voie d´un assainissement, mais on ne peut pas encore parler de reprise. Car si les entreprises réclament des devis, leurs délais de décision sont longs, elles ne sont pas encore sûres de pouvoir investir. Si elles concrétisent leurs souhaits, ce sera pour rattraper leur retard technologique, après les restrictions budgétaires de ces dernières années".

 
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