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Le coût total de Linux plus élevé que Windows, selon HSBC
La controverse du coût total de possession de Linux versus Windows est relancée par la banque britannique HSBC. Mais c'est Novell qui tire le mieux son épingle du jeu.
Alors, Windows plus cher que Linux, ou le contraire ? Difficile d'en avoir vraiment le coeur net. Souvenez-vous de l'étude IDC publiée en décembre 2002 et sponsorisée par Microsoft qui affirmait que le coût total de possession (TCO) de Linux était plus élevé que Windows 2000. Puis, il y a eu deux études IBM qui, au contraire, soutenaient que le système d'exploitation libre serait 40 % moins cher que son rival. La controverse est à nouveau relancée avec l'annonce la semaine dernière d'un accord entre Microsoft, Novell (sic !) et HSBC qui a pour but de réduire le coût d'utilisation des serveurs Linux de la banque britannique, qui s'est révélé plus élevé que Windows.
"Cet accord va nous permettre d'amener Linux au même niveau d'efficacité (que Windows, ndlr)", indique Matthew O'Neill, le directeur des systèmes distribués chez HSBC. Le projet comprend uniquement le remplacement des serveurs open source par
"L'analyse du système informatique de HSBC a révélé que la banque disposait plus de 50 versions différentes (builds en anglais, ndlr) des distributions de Linux comme Red Hat, SUSE, etc. Ce qui représente un cauchemar pour l'administration des systèmes ou la compatibilité des applications et au final coûte beaucoup plus cher à gérer. Ce que veut faire HSBC, c'est standardiser son environnement Linux par des serveurs Novell. Ce qui leur permettra de baisser leur TCO des systèmes Linux en-deçà de Windows, tout en comptant sur l'interopérabilité des deux plates-formes", explique Bruce Lowry, porte-parole de Novell.
Conclusion, pour espérer avoir un faible TCO avec Linux, il faut déployer une seule distribution sur l'ensemble du parc informatique, ce qui revient aujourd'hui à choisir entre Red Hat ou SUSE. Finalement, le marché Linux ne serait pas si "ouvert" que l'on pense... Bien qu'il existe de nombreuses autres "distributions" de Linux, comme Debian, Mandriva, Ubuntu ou encore Asianix en Asie, Red Hat et SUSE se taillent la part du lion sur le marché des entreprises. "Si une entreprise décide de mettre une partie de son informatique critique sur Linux, elle va d'abord s'assurer qu'elle pourra obtenir un support de qualité, 24h/24 et 7 jours sur 7, et ensuite disposer d'outils adéquats pour gérer et intégrer Linux dans son environnement", souligne Jean Bozman, analyste chez IDC.
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