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Le langage Cobol reste indétrônable
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C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe. Fiable et simple à utiliser, le Cobol n’attire pas les jeunes développeurs. Il reste pourtant incontournable dans près de huit entreprises sur dix. |
L'éditeur Micro Focus vient de lancer l'Observatoire du Cobol réalisé auprès de 186 entreprises et 95 SSII pour faire un point sur ce langage créé en... 1959. L'enquête estime que 220 milliards de lignes de ce code sont toujours actives. Ces programmes traitent plus de 70 % des données du monde des affaires et représentent la bagatelle de 30 milliards de transactions quotidiennes. Plus de huit entreprises sur dix ont toujours un programme Cobol critique en activité. Le secteur public, les banques et les compagnies d'assurances sont les plus gros consommateurs de cette technologie quinquagénaire.
Parmi les entreprises utilisatrices, seulement 12 % ont prévu de remplacer leurs applications développées en Cobol et à peine la moitié prévoit de les faire évoluer. Les évolutions portent surtout sur une modernisation des applications et seulement 25 % sur une maintenance purement technique.
Les entreprises choisissent de conserver ces applications pour plusieurs raisons. D'une part, elles sont fiables, bien développées et ne comportent plus de bogues. Leur coût de maintenance corrective et évolutive serait donc quatre fois moins cher que celui des applications Java (notre article Java coûte quatre fois plus cher à maintenir que Cobol). Par ailleurs, le coût de réécriture de ces applications est prohibitif et les risques inhérents à ce type de projets sont jugés souvent trop élevés.
Malgré des qualités importantes, soulignées par toutes les entreprises utilisatrices - fiabilité, simplicité, facilité de maintenance notamment - ce langage n'attire pas les jeunes développeurs. Plus de 70 % d'entre eux le considèrent comme désuet. Les évolutions sont donc essentiellement réalisées en interne. Etant donné la criticité des applications, l'offshore n'est pratiqué que dans 10 % des cas.
Entreprises comme SSII soulignent l'importance de disposer d'outils de développement modernes, intégrant par exemple la compilation et le déboggage sur un serveur distant, pour réduire les coûts. La moitié souhaite une intégration poussée avec Eclipse et 20 % avec Visual Studio, l'IDE de Microsoft. En revanche, la possibilité d'exécuter les programmes Cobol sur un nuage informatique (notre article Les applications Cobol s'exécutent sur le nuage de Microsoft) intéresse pour le moment à peine une entreprise sur dix.
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