Depuis quelques années, HP, Logitech, Anoto et Nokia proposent des stylos numériques qui injectent les informations saisies - par l'utilisateur sur un formulaire papier - directement au sein d'un logiciel. Finies donc les longues heures de saisie... et les erreurs qui vont avec. Le fonctionnement est simple. Le stylo se déplace sur une feuille de papier qui possède une trame très fine de millions de points. Chaque point est l'équivalent conceptuel d'un pixel. Le stylo stocke les coordonnées de l'ensemble des déplacements sur la feuille de papier. Dès que le stylo est replacé sur sa station d'accueil, les données sont transférées à un logiciel qui traduit l'ensemble des déplacements en données : lettres, chiffres, etc. Jusqu'à présent, ces outils étaient très peu utilisés. Mais les projets se multiplient, notamment dans le domaine médical et dans l'industrie. C'est le cas par exemple des Hôpitaux de Paris (Unité de Recherche Clinique Paris-Nord), d'Actelion Pharmaceuticals et Medical Direct, d'EADS-CCR Eurocopter, d'Algotex (textile) ou encore d'Interpan (agroalimentaire).
Depuis peu, des intégrateurs comme la start-up Kayentis et Satori Labs proposent des solutions métiers qui communiquent directement avec le système d'information de l'entreprise. Cette évolution d'un mode "document" (informations saisies transcrites dans un document Word) à un mode "application" (injection directe des données dans les logiciels métier de l'entreprise) séduit de plus en plus les entreprises. L'offre de Satori Labs s'appuie sur un PDA pour valider et transmettre les données en temps réel aux logiciels métier de l'entreprise. Kayentis décline de son côté des solutions verticales pour la santé, l'industrie, l'administration, les banques et les assurances. Le dialogue avec le système d'information s'effectue par une liaison sans fil (cryptée) basée sur Bluetooth ou Wi-Fi.