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Les entreprises européennes adoptent la virtualisation de serveurs
Le cabinet IDC révèle dans une récente étude que les entreprises européennes accélèrent leur adoption des technologies de virtualisation de serveurs. Près de la moitié des prochains serveurs achetés par les entreprises seront... virtuels.
Un serveur virtuel est une instance de serveur (simulation de serveur physique) reposant sur un programme (thread) isolé d'un microprocesseur. Cette démarche permet de consolider l'infrastructure technique d'une entreprise en achetant des machines multiprocesseurs multi-coeurs dont le coût de gestion est plus faible que celui d'une batterie de serveurs autonomes. Ces machines "virtualisées" sont aussi plus puissantes et plus souples que les grands systèmes. Jusqu'à présent, les entreprises n'ont déployé que 7 % de serveurs virtuels. Mais, à l'avenir, elles ne projettent d'acheter qu'un serveur physique sur deux (49 %). Selon IDC, le nombre de serveurs de virtualisation pourrait donc croître de 55 % par an d'ici 2011, ralentissant d'autant les ventes de serveurs physiques traditionnels.
"La virtualisation impacte déjà les ventes de serveurs physiques en Europe. Durant le dernier trimestre 2006, les ventes de serveurs x86 ont connu une croissance de seulement 1,8 % contre plus de 20 % un an plus tôt", constate Thomas Meyer, analyste chez IDC. Le cabinet d'études prévoit que le marché des serveurs virtuels (nombre de licences vendues) va être multiplié par cinq dans les cinq prochaines années, passant de 948 millions de dollars en 2006 à 5,5 milliards en 2011. Et les ventes d'outils de virtualisation vont en toute logique croître de 38 % par an sur la même période, passant de 1,1 milliard de dollars en 2006 à 5,9 milliards de dollars en 2011.
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