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Les protections DRM de Windows Media et d'iTunes chahutées

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Par Jérôme Saiz Lesnouvelles.net le 12/09/2006 - indexel.net
 

Deux logiciels librement disponibles sur Internet permettraient de s'affranchir des limitations imposées aux contenus musicaux et vidéos achetés sur internet. Une aubaine - non sans risques - pour les internautes et un nouveau camouflet pour les éditeurs.

 

Ils s'appellent FairUse4WM et QTFairUse6 et on ne parle plus que d'eux dans les forums spécialisés. Ces deux outils gratuits sont destinés à contourner les protections mises en oeuvre sur les contenus multimédia vendus sur internet, respectivement pour les formats propriétaires de Microsoft (Windows Media, WMA) et d'Apple (iTunes). Les deux programmes permettraient de retirer les limitations imposées aux contenus numériques vendus sous ces formats, telles que l'impossibilité d'écouter un morceau de musique sur plusieurs lecteurs MP3, la limitation à un nombre maximal de lectures autorisées ou l'obligation de regarder un film dans les 24 heures de son achat.


Attention cependant : l'un comme l'autre exigent que le fichier initial ait tout de même été acheté légalement afin de fonctionner. Ce n'est pas tant là un geste amical des pirates en direction des industriels qu'une nécessité technique : FairUse4WM fonctionne en profitant des clés de déchiffrement sur le disque dur (il faut donc qu'elles soient acquises en premier lieu !) et QTFairUse6 intercepte le flux musical déchiffré avant sa lecture (il faut donc être autorisé à le lire une fois au moins). Autres restrictions : QTFairUse6 ne fonctionne que sur les fichiers protégés pour les versions 6 et 6.5 d'iTunes. De son côté, Microsoft a publié début septembre un correctif qui rend FairUse4WM impuissant face aux contenus protégés. Mais trois jours après la publication du correctif de Microsoft, une nouvelle version de FairUse4WM (1.2) permettait, à nouveau, de se jouer du DRM !


Une fois débarrassés de leur coquille de protection numérique, les contenus peuvent alors être utilisés sur n'importe quel lecteur et copiés ou joués autant de fois que voulu. Attention cependant : ce faisant, l'utilisateur rompt non seulement le contrat de licence passé avec l'éditeur, mais il se place également, en France, dans l'illégalité puisque l'utilisation de tels logiciels est désormais interdite et passible d'une amende de 3 750 euros, quelle que soit l'utilisation faite du contenu déprotégé par la suite. De même, la mise à disposition de ces logiciels, sur un site web par exemple, est passible d'une peine de six mois de prison et de 30 000 euros d'amende.

En clair, pour les internautes français, le seul intérêt de ces outils est de ramener sur le devant de la scène le débat autour des mesures de protection numérique (Digital Rights Management ou DRM). Ces mesures, considérées par les internautes comme trop restrictives et par les éditeurs comme sources de problèmes techniques récurrents, ne satisfont finalement pas grand monde. Il y a fort à parier qu'elles laisseront à terme la place à des approches forfaitaires qui restent à inventer. Mais pour l'instant, internautes français, laissez ces outils sur les serveurs étrangers où ils sont !

 

 
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