ACTUALITES
Oracle abandonne OpenOffice.org : et après ?
![]() |
L’éditeur rétrocède la marque OpenOffice.org à la communauté open source et se désengage de la commercialisation du logiciel. Reste à savoir qui financera les prochaines versions... |
Après les utilisateurs de MySQL, puis ceux d'OpenSolaris et de Java, Oracle a réussi un quarté gagnant en se mettant à dos la communauté OpenOffice.org. Il y a quelques mois, les quelque cent millions d'utilisateurs et développeurs de cette suite open source ont créé le fork LibreOffice pour assurer l'indépendance du projet.
Face à cette pression, Oracle a préféré jeter l'éponge et vient d'abandonner officiellement OpenOffice.org. Concrètement, l'éditeur va cesser la commercialisation de la version payante de la suite bureautique et rétrocède la marque OpenOffice.org ainsi que le développement des prochaines versions à sa communauté open source d'origine, regroupée derrière The Document Foundation.
Jusqu'à récemment, les deux logiciels étaient la copie conforme l'un de l'autre. Mais une version 3.4 de LibreOffice est en préparation. La décision d'Oracle sème donc le trouble au sein des entreprises qui ne savent plus à quel saint se vouer ! Doivent-elles continuer à utiliser OpenOffice.org ou basculer sur LibreOffice ? La situation n'est pas claire. LibreOffice est déjà intégré par défaut dans des distributions GNU / Linux majeures telles qu'Ubuntu et OpenSUSE.
D'une part, Oracle se désengage du projet en expliquant que "le projet OpenOffice.org serait mieux géré par une organisation axée sur le service et sur une base non-commerciale". Mais l'éditeur affirme dans le même communiqué son intention de "travailler immédiatement avec les membres de la communauté afin d'accroître le succès d'Open Office". Cette déclaration vise-t-elle à rassurer les utilisateurs d'OpenOffice.org ou ceux de LibreOffice ? D'autre part, la suite bureautique en ligne de l'éditeur – Oracle Cloud Office – repose sur le code source d'OpenOffice.org et sur le format de fichiers ODF. Oracle ne peut donc pas se désengager totalement du projet. Pourquoi donc annoncer son retrait ?
Une seule certitude. La balle est maintenant dans le camp de The Document Foundation qui va devoir rapidement éclaircir la situation, en précisant notamment quelle est la branche – OpenOffice.org ou LibreOffice – qui sera développée à l'avenir. Du côté des soutiens financiers, The Document Foundation peut toujours compter sur Novell, RedHat et Canonical qui contribuent déjà à LibreOffice.
0.63 %











Publicité











RETOUR EN HAUT DE LA PAGE