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Piratage des logiciels : la France en tête

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Par Alain Bastide le 25/09/2006 - indexel.net
 

Malgré des contrôles accrus et des risques légaux ainsi que techniques toujours plus élevés pour les responsables, le piratage de logiciels est aussi développé dans les entreprises que chez les particuliers.

 

Le bilan des contrôles réalisés en 2005 par la Business Software Alliance (BSA), l'association de lutte contre le piratage logiciel, révèle que la France, sans accéder aux sommets atteints par la Chine, se situe dans le peloton de tête des pays où le piratage est le plus développé : 71,1 % des logiciels utilisés dans les entreprises françaises contrôlées sont des copies illégales, pour une estimation de 47 % en moyenne. Si le manque à gagner pour l'économie du logiciel (3,19 milliards de dollars uniquement en France) ne semble pas un argument capable de convaincre les chefs d'entreprise de rentrer dans la légalité, les risques juridiques et techniques encourus devraient les inciter à obtenir les précieuses licences. Les sociétés prises en flagrant délit de piratage ont ainsi dû payer en 2005 une amende de moyenne 45 000 euros, amende qui peut atteindre 1,5 million d'euros dans les cas les plus graves, assortis d'une peine de trois ans de prison.

 

Côté technique - les logiciels piratés ne bénéficiant pas des constantes mises à jour de sécurité proposées par les éditeurs - les copies illégales s'avèrent particulièrement dangereuses pour les entreprises. Selon une étude de l'institut américain SANS (SysAdmin, Audit, Network, Security), la majorité des attaques ou des tentatives d'intrusion exploitent les failles de sécurité connues depuis longtemps. Autre risque : les logiciels "crackés" téléchargeables sur internet peuvent contenir des virus, à l'image de certains sites "warez" (mise à disposition illégale de contenus protégés) qui furent contaminés par le Troyen Subseven. Bien décidée à gagner la croisade qui l'oppose aux entreprises fraudeuses, la BSA est allée jusqu'à proposer en avril dernier une récompense de 20 000 livres sterling à tout salarié livrant des informations sur un employeur qui utiliserait des programmes piratés. Une méthode très discutable mais révélatrice de l'ampleur de ces pratiques illégales. 

 

 
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