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L'Observatoire se dote d'une installation téléphonique sur mesure

Par Françoise Payen le 22/02/2006 - indexel.net
 

L'Observatoire de Paris met en place une nouvelle installation téléphonique pour évoluer en douceur vers la VoIP, en tenant compte de l'existant. Avec le DECT, une bonne réponse est trouvée à sa problématique de mobilité entre ses sites.

 

Centre de recherches en astronomie et en astrophysique, l'Observatoire de Paris compte 747 employés répartis sur trois sites : Meudon (433 collaborateurs), Nançay dans le Cher (45 collaborateurs) et Paris (269 collaborateurs). Bien qu'ayant passé sans encombre le cap de l'an 2000, son installation téléphonique était devenue obsolète, générant des coûts de maintenance élevés, sans compter les difficultés parfois rencontrées pour le remplacement d'éléments n'étant plus fabriqués.

 

S'ouvrir à la voix sur IP

 

"Nous voulions intégrer les évolutions technologiques récentes en nous ouvrant à la voix sur IP tout en mettant en place un système qui tienne compte autant que possible de l'existant", indique Philippe Demange (photo), responsable du service technique de l'Observatoire de Paris. "Nous n'avons pas voulu tout changer, à la fois pour des raisons de coût et pour des raisons stratégiques de sécurité informatique. L'informatique d'un grand établissement scientifique comme le nôtre n'est en effet pas très ouverte, mais notre réseau est performant et nous avons décider d'utiliser notre liaison intersite pour faire passer de la voix".

 

Après une première consultation, l'Observatoire retient la société Expertel Consulting qui l'assiste dans l'analyse de l'existant, la définition des besoins à couvrir et la rédaction du cahier des charges... jusqu'à la réception des ouvrages. Amec Spie intervient ensuite au moment de l'attribution des marchés de travaux en proposant, avec ses partenaires Aastra Matra et Cogis, l'architecture et les matériels qui constituent la meilleure réponse au cahier des charges. Une architecture IP capable de gérer les anciennes technologies analogiques est mise en place. Les sites sont mis en réseau et l'ensemble du système est désormais administré à partir de Meudon (auparavant les trois sites étaient équipés diversement et gérés indépendamment). Sept IPBX Nexpan 50 et XL ont été installés (cinq Nexpan 50 à Meudon et un à Paris, un Nexspan XL à Nançay) de même que 64 bornes DECT sur les sites de Paris et Meudon.

 

Le DECT, une solution efficace dans le cas de la mobilité intersite

 

"Nous avions une flotte importante de GSM car ils constituaient la seule solution de mobilité possible avec les anciens autocommutateurs dont nous étions équipés. La nouvelle architecture a permis la mise en place d'une flotte DECT qui donne au personnel de l'Observatoire la possibilité de communiquer en interne en se déplaçant sur les sites, et même entre sites distants équipés, grâce à notre liaison intersite (entre Paris et Meudon), c'est-à-dire sans passer par un réseau extérieur. Cet élément est important car nos sites sont étendus et certains personnels changent souvent de bâtiment dans l'exercice de leur mission. Meudon par exemple s'étend sur 70 hectares", se souvient Philippe Demange.

 

En outre, le DECT utilise des fréquences peu agressives en termes de perturbations électromagnétiques, ce qui est important au regard de l'activité scientifique de l'Observatoire. "Le marché a été passé en avril et le déploiement s'est fait sur deux mois avec une bascule réalisée en septembre, soit assez rapidement et sans problème particulier. Aujourd'hui, nos besoins en lignes GSM ont diminué de 50 % dans certains services et le montant de la maintenance est divisé par quatre", indique Philippe Demange.