ACTUALITES
Sage croque Adonix pour se faire une place sur le marché des ERP
Sage est désormais mieux équipé pour faire face à la pression de Cegid en France et de SAP, Microsoft et Oracle dans le reste du monde. Surtout, l'éditeur peut maintenant proposer un véritable ERP à ses clients.
Spécialiste mondial des outils de gestion pour les entreprises de 2 à 200 salariés, Sage ne disposait pas encore d'un véritable progiciel de gestion intégré (PGI ou ERP en anglais) pour lutter à armes égales contre le n° 1 français, Cegid, et contre des "poids lourds" du domaine tels que Microsoft, SAP ou Oracle.
Sorti en décembre 2004, Sage Enterprise 1000 (voir notre fiche détaillée) est destiné aux entreprises de 100 à 2 000 salariés. "Mais il ne peut pas encore être considéré comme un ERP", estime Didier Dorra (photo), PDG de l'intégrateur Apogea. Le rachat d'Adonix - pour 116 millions d'euros - permet désormais à Sage d'accompagner la croissance de ses clients du "mid-market" (moyennes entreprises) à l'aide d'un véritable PGI : X3 d'Adonix (voir notre fiche détaillée).
Adonix : un poids plume comparé à Sage
"
Adonix nous permet de proposer une nouvelle offre à nos clients et de les accompagner dans leur croissance", confirme Pascal Houillon, directeur général France de Sage. Principal concurrent de Navision de Microsoft (voir notre fiche détaillée), X3 est un PGI généraliste qui propose une bonne couverture fonctionnelle : comptabilité, finances, immobilisations, ventes, relation client, achats, stocks et GPAO. Il est conforme aux nouvelles normes internationales IFRS et aux normes françaises CRC2002-10. Adonix est le cinquième éditeur français avec près de 8 % de part de marché. Il compte 5 000 clients, emploie un peu plus de 400 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 63 millions d'euros en 2004 pour un résultat net de 18,4 millions d'euros. C'est donc un poids plume comparé à Sage qui compte 4,4 millions de clients dans le monde pour un chiffre d'affaires qui dépasse le milliard d'euros, en croissance de 30 % par rapport à l'année précédente.
Sage n'avait pas d'autre choix pour rester dans la course
Malgré ces disproportions, les deux entreprises possèdent des similitudes. Adonix réalise par exemple 40 % de son chiffre d'affaires dans 27 pays étrangers. Et avant d'être croqué par son concurrent, Adonix a réalisé sept acquisitions en moins de dix ans. Les deux dernières - l'espagnol Meta4 en 2003 et l'italien Gruppo Formula en 2005 - sont exclues du périmètre de rachat de Sage. Face au nouveau Cegid (voir notre fiche détaillée) et à l'arrivée des poids lourds du marché tels que Oracle, Microsoft et SAP (voir notre fiche détaillée), sur le segment du "mid-market" Sage n'avait pas d'autre choix pour rester dans la course. "Cette acquisition élargit et renforce significativement notre position de leader sur le marché français", estime Pascal Houillon.
Désormais, Sage est le seul éditeur français à pouvoir accompagner les PME tout au long de leur croissance en proposant des solutions de deux à plusieurs milliers d'employés. L'éditeur devra cependant parfaitement intégrer ses outils entre eux s'il souhaite séduire les PME les plus importantes. Un travail qui nécessite du temps. Cegid a par exemple mis plus d'un an avant de proposer une nouvelle gamme homogène suite au rachat de CCMX. Reste donc à espérer que Sage ait le temps d'intégrer les outils d'Adonix avant que ses clients à forte croissance ne décident de migrer vers les outils d'Oracle, de SAP ou de Microsoft.
0.38 %











Publicité










RETOUR EN HAUT DE LA PAGE