MATERIELS, SUR LE TERRAIN
Saison 2007 : Renault F1 accélère sur le BPM
Premier Grand Prix de la saison de F1, Melbourne a aussi été une première pour la solution de Business Process Management de Renault. En tests comme en course, gestion plus efficace des incidents et collaboration plus poussée feront la différence.
En Formule
Plus de trente solutions étudiées
Au cours de l'année 2005, pas moins de 30 solutions sont passées en revue par le constructeur, dont un certain nombre d'outils open source, écartés rapidement en raison de leur maturité insuffisante. En janvier 2006, les quatre approches retenues - Microsoft, BEA, Fuego (repris depuis par BEA), et Lombardi - seront départagées à l'aune de cinq critères : fonctions couvertes, respect des standards techniques, simplicité de mise en oeuvre et d'utilisation, expertise de l'éditeur, notamment en termes d'accompagnement et de connaissance des meilleures pratiques, et coût de
Une gestion plus efficace des incidents
Le premier projet développé à Enstone porte sur la gestion des incidents liés à la fiabilité de la voiture lors du déroulement d'un événement, en tests ou bien en course. Lorsque l'on sait qu'il existe plusieurs centaines d'événements par an et plusieurs centaines de problèmes survenant à l'occasion de chaque événement, on comprend aisément l'utilité que peut avoir un outil de gestion des processus.
"Auparavant nous travaillions à partir d'un certain nombre de fichiers Excel, partagés ou non. Résultat, il y avait peu ou pas de contrôle de l'outil, les listes effectuées n'étaient pas forcément envoyées aux bonnes personnes, les incidents n'étaient pas tous remontés et les délais étaient, forcément, plus longs. En outre, il y avait beaucoup de ressaisie et, au total, beaucoup de perte d'efficacité, même s'il est toujours difficile de corréler les problèmes remontés et les difficultés rencontrées en course", explique Guillaume Jacquemin (photo). Identifier rapidement les problèmes pour les traiter et réaliser des réglages précis conditionne largement la réussite du constructeur.
Le développement du travail collaboratif
"L'idée qui a prévalu lors de la mise en place d'une solution de BPM était de rapprocher maîtrise d'oeuvre et maîtrise d'ouvrage, c'est-à-dire de développer le travail collaboratif", indique encore Guillaume Jacquemin. Qu'il s'agisse du prototypage ou de la planification de la production, TeamWorks permet une optimisation des processus d'autant plus importante que 90 % des pièces sont conçues et usinées sur place. L'orchestration des différentes tâches s'effectue en harmonie avec les applications utilisées (ERP, PLM) auxquelles le BPM est connecté via des web services pour chercher les
Finalement, même si le retour sur investissement est encore difficile à évaluer avec précision, Guillaume Jaquemin se félicite d'une meilleure collaboration entre les équipes qui définissent les processus et les équipes qui les développent. A tel point que les 250 personnes de Viry-Chatillon dédiées aux moteurs devraient également mettre en place
0.38 %











Publicité










RETOUR EN HAUT DE LA PAGE