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Six questions sur le phénomène "Bring your own device"

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 15/06/2011 - indexel.net
 
Comprendre-phenomene-bring-your-own-device

Initialement subi par l'entreprise, le phénomène "Bring your own device" ou "apportez votre appareil personnel" devient une opportunité, à condition de l'encadrer aux niveaux sécurité, financier et juridique.

 

1. Quelle est l'origine du BYOD ?

Le phénomène "bring your own device" ou "apportez votre propre appareil", est né de l'engouement du grand public pour les smartphones et les tablettes. Il a été accentué par la crise. "Nombre d'employeurs ont restreint l'usage personnel du mobile professionnel ou ont arrêté de fournir gratuitement des smartphones", explique Antoine Marcou, expert practice télécoms & innovation chez Solucom. Dès lors, les employés, frustrés par l'écart entre l'ergonomie du mobile fourni par l'entreprise et celle de leur iPhone personnel, ont utilisé ce dernier pour un usage professionnel. "Pris de court par ce phénomène fulgurant, nos clients s'inquiètent de l'arrivée massive d'objets incontrôlés dans leur entreprise", constate Jean-Michel Craye, responsable de la stratégie pour les services à l'utilisateur chez Orange Business Services.

2. Comment détecter le phénomène ?

Certains utilisateurs insèrent, dans leur smartphone personnel, la puce du téléphone professionnel. "L'entreprise constate alors une évolution des usages et une augmentation de la consommation, donc de la facture mobile", explique Jean-Michel Craye. D'autres demandent en toute innocence au support technique comment se connecter à la messagerie à partir de leur smartphone. Enfin, les jeunes générations paramètrent eux-mêmes ce smartphone pour accéder aux applications de l'entreprise, parfois en contournant les protections. "Cela se voit par l'analyse du trafic", ajoute Jean-Michel Craye.

3. Est-ce une opportunité pour l'entreprise ?

Antoine MarcouLe phénomène permet l'introduction, pour des usages professionnels, de terminaux sophistiqués et d'applications pouvant apporter une réelle valeur à l'entreprise. "Les employés assurent un rôle de prescripteur auprès de leur management, par exemple en proposant de tester la tablette, en réunion pour la prise de notes, ou lors de présentations chez des clients", cite Antoine Marcou (photo). D'autre part, l'entreprise a longtemps reproché aux utilisateurs de ne pas être formés aux technologies de l'information. "Depuis qu'ils les utilisent pour leur usage personnel, les problèmes de formation sont en partie réglés", explique Antoine Marcou. De plus, le BYOD incite à décloisonner les sphères professionnelles et personnelles, ce qui peut être source de nouveaux partenariats ou de prospection. Enfin, l'utilisateur prend davantage soin du terminal, puisque c'est le sien.

4. Les entreprises doivent-elle le craindre ?

Le BYOD pose des questions de sécurité de l'accès au système d'information, de risque d'introduction de codes malveillants et de fuites de données. À ce titre, la crainte principale, c'est que des informations stratégiques soient stockées en local sur l'appareil. "Les tablettes posent des questions supplémentaires car elles permettent un accès plus large aux documents stockés sur les serveurs", explique Antoine Marcou. Très classiquement, la maîtrise de la sécurité impose l'identification et l'authentification des utilisateurs, le contrôle des configurations et le chiffrement des données stockées et les flux. Or, l'hétérogénéité inhérente au BYOD complique ces tâches. Il est donc conseillé d'établir une liste de terminaux autorisés et d'adopter une solution sur étagère multi-OS, comme Afaria de Sybase, ou Good de Good Technology.

5. Quelles sont les questions juridiques ?

Jean-Michel CrayeIl existe d'autres craintes, comme celle d'usages illicites de l'accès internet à partir du réseau de l'entreprise, donc sous la responsabilité de celle-ci. À l'inverse, l'employé peut craindre pour sa vie privée. "Sans créer une barrière franche entre usage professionnel et personnel, il faut définir un cadre juridique pour éviter de faire courir des risques à l'entreprise ou à l'employé", met en garde Jean-Michel Craye (photo). Il s'agit de préciser si l'entreprise a le droit de tracer ses employés, d'assurer la protection de ses données personnelles, ou encore de dégager la responsabilité de l'entreprise en cas d'usage illicite. Cela passe notamment par une modification de la charte d'utilisation de l'informatique ou du contrat de travail.

6. Comment répartir les coûts ?

Même si l'utilisateur finance son propre terminal, le BYOD est source de coûts, que ce soit au niveau de la facture télécom ou de l'impact sur l'infrastructure de l'entreprise. Dès lors que celle-ci considère que le phénomène représente une valeur ajoutée ou qu'il faut le canaliser, elle doit réfléchir au partage des coûts. "Soit l'entreprise dédommagera l'utilisateur en considérant qu'il apporte le terminal, soit l'utilisateur participera aux frais télécom car il utilisera partiellement le forfait professionnel pour son usage personnel", analyse Jean-Michel Craye. Certaines entreprises règlent le problème en achetant le smartphone de l'employé qui en fera officiellement un usage mixte, ce qui permettra d'en faciliter le contrôle.

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