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Surf illicite au bureau : 23,5 jours par an selon Olfeo
Le fournisseur de solutions de filtrage estime dans une étude que le surf illicite au bureau coûte 10 % de productivité aux entreprises françaises et qu'il représente 84 % de la bande passante totale. Sans oublier les risques juridiques, pour les salariés comme pour les employeurs.
Spécialiste du filtrage de trafic web, Olfeo commercialise des boîtiers tout en un (ou "appliances") qui permettent aux entreprises de limiter l'usage non professionnel du web au bureau. L'entreprise vient de mettre à jour son étude basée sur les journaux de connexion d'une vingtaine de sociétés françaises de tous secteurs. Selon Olfeo, les atouts du web en entreprise sont donc aujourd'hui totalement compensés par l'usage illicite qui y en est fait. Ainsi, l'usage "non professionnel" du web serait passé de 72 % en 2004 à 77 % en 2006. Une augmentation de 32 % en deux ans. Ce qui signifie que chaque salarié d'une entreprise se connecte en moyenne 42 minutes par jour - soit 23,5 jours par an - pour un usage non professionnel. "Les salariés n'ont plus cinq semaines de vacances par an, mais bien neuf", note l'étude en forçant le trait. Soit une perte de productivité de 10 % en 2006, contre 8 % en 2004. Rien de moins !
Au delà d'une baisse de productivité certaine, cet usage illicite serait également la source de nombreux problèmes techniques : virus, spyware, spam, etc. Le trafic généré par une utilisation non professionnelle du web représenterait à lui seul près de 84 % de la bande passante totale disponible dans les entreprises. Mais, plus grave encore, l'entreprise s'exposerait à des risques légaux et financiers importants. Traduit en charges financières, le web "coûte 1,8 fois le salaire annuel d'un collaborateur, soit 8 730 euros en plus par mois pour un cadre", précise l'étude.
On pourrait croire cette étude volontairement alarmiste. Malheureusement, ses résultats convergent en partie avec ceux d'autres études sur le sujet. Ainsi, selon Sex Tracker, 70 % du trafic pornographique aurait lieu entre 9 heures et 17 heures et, selon Arbitron, 74 % du trafic des radios web aurait lieu aux heures de bureaux. Jupiter Communications confirme pour sa part que la plupart des sites "d'agrément" (voyages, météo, jeux...) connaissent leur plus fort trafic durant les heures de bureaux.
Ce qui pousse 82 % des cadres d'outre-Atlantique à souhaiter une réglementation du web dans leur entreprise, selon une autre étude menée par le cabinet Dataquest. D'autant que l'entreprise elle-même et ses dirigeants s'exposent à de graves sanctions. Les peines peuvent par exemple atteindre cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende si un employé consulte un site pédophile ; cinq ans et 45 000 euros d'amende en cas de propos racistes (par e-mail par exemple).
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