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Tarifs en baisse : France Télécom entrerait-il enfin dans une vraie concurrence ?
Contraint à faire tomber les barrières pour laisser ses abonnés partir vers une concurrence souvent plus attractive, l'opérateur historique dégaine les armes tarifaires. Car ses clients peuvent désormais le quitter à tout moment.
Est-ce le phénomène de la téléphonie sur Internet (ToIP et VoIP) qui prend de l'ampleur ? Ou le dernier sondage réalisé par l'institut Ipsos pour Neuf Télécom qui montre que 60 % des personnes interrogées seraient prêtes à quitter France Télécom pour des opérateurs alternatifs ? Ou encore les procès à répétition de ces mêmes opérateurs alternatifs ? Quelle qu'en soit la raison, confronté à une pression croissante, France Télécom lâche enfin un peu de lest : l'opérateur historique revoit sa politique tarifaire et, surtout, accepte l'idée de revenir sur la période initiale d'engagement d'un an imposée sur tout abonnement téléphonique.
A l'avenir, cette période d'engagement sera ramenée à six mois. Six mois pendant lesquels - et c'est probablement là la modification la plus importante - l'abonné peut résilier son abonnement à tout moment pour aller chez un concurrent dans le cadre du dégroupage total. La résiliation n'engendrant ni frais supplémentaires ni le paiement des mois restants. En d'autres termes, le départ vers la concurrence va être bien plus facile. Il faut reconnaître que France Télécom n'est pas arrivé à cette solution tout seul : ce n'est que suite à une plainte déposée par l'Association française des opérateurs de réseaux et de services de télécommunications (Aforst) et l'UFC-Que Choisir devant le Conseil de la concurrence, que l'opérateur historique a fini par consentir à ces deux modifications.
Une nouvelle gamme de forfaits illimités
Reste que France Télécom semble bien conscient qu'il va désormais falloir faire des efforts pour garder ses abonnés. Pour preuve, sa nouvelle gamme de forfaits "illimités" baptisée "Atout Téléphone" qui permet de téléphoner sans limite de durée, depuis un téléphone fixe vers les combinés fixes et mobiles. Disponible depuis le 22 août pour l'ensemble de
Avec cette évolution, France Télécom essaye d'abord de contrer des solutions comme celles de Skype, Free ou Wengo qui proposent des communications illimitées en mode IP (Internet Protocol) vers des téléphones fixes et dont le succès est incontestable. Pour preuve, le rachat récent de Skype par le site de ventes aux enchères eBay. Montant de l'acquisition : 2,6 milliards de dollars. France Télécom se défend toutefois de prendre cette tendance trop au sérieux en rappelant que la première limite de la VoIP est qu'il faut un accès à Internet et que le RTC (réseau téléphonique commuté) reste aujourd'hui le réseau le plus accessible au plus grand nombre. Un argument d'autant plus fallacieux que le taux de connexion des français à Internet ne cesse de croître : il atteignait déjà 46,3 % fin 2004 selon Médiamétrie. Mais surtout, l'opérateur historique considère que la menace est bien réelle. Sinon on ne verrait pas bien pourquoi France Télécom se serait donné du mal à lancer sa propre offre de téléphonie sur Internet avec LiveCom via sa filiale Wanadoo...
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