ACTUALITES
Un quart d'internet aux mains des pirates
Selon Vinton Cerf, l'un des pères fondateurs d'internet, un quart de tous les ordinateurs connectés appartiendrait avant tout à un botnet et serait donc sous le contrôle des cyber-pirates. L'annonce ne surprend guère les spécialistes... mais elle a été faite dans le cadre du Forum économique mondial de Davos.
Cent cinquante millions des six cent millions d'ordinateurs connectés à internet appartiendraient à un botnet. Le chiffre avancé par Vinton Cerf, l'un des pères du web, n'a rien de saugrenu. Mais il a le mérite de poser la question de la propriété d'internet. Pour les spécialistes du réseau et de sa sécurité, cela fait longtemps que l'affaire est entendue : les véritables maîtres d'internet sont désormais les gangs qui contrôlent les botnets, ces réseaux d'ordinateurs - essentiellement familiaux - détournés à l'insu de leurs propriétaires. Ces PC sont le plus souvent infectés en visitant un site web (en grande majorité via une vulnérabilité d'Internet Explorer) ou en exploitant une faille de Windows depuis internet. Une fois compromis, ils sont rassemblés au sein de vastes réseaux contrôlés de manière centralisée par des pirates. Ils servent alors à cracher du spam à longueur de journées, à héberger de faux sites web bancaires ou à mener des attaques contre des sites commerciaux qui refuseraient de payer pour leur protection.
Depuis plusieurs années, chaque grande épidémie virale s'accompagne d'une vague de recrutement de nouveaux PC : les virus ne servent désormais plus qu'à agrandir les botnets, source de revenu importante pour les pirates. On estime ainsi entre 5 000 et 30 000 le nombre de nouvelles machines qui tombent dans les griffes des hackers chaque jour. Il existe ainsi des botnets de plusieurs centaines de milliers de machines, bien que la tendance actuelle soit à des voilures plus réduites afin d'échapper à
Bien entendu, il n'y aurait pas de problème de botnet sans les hordes d'internautes inconscients - ou très mal informés -, incapables de conserver un PC à jour et prêts à cliquer n'importe où. Mais le débat n'est plus là : les naïfs et les incompétents sont là pour rester, qu'on le veuille ou non. Et la chute des prix du matériel et des abonnements à internet va poursuivre
Plus d'informations : La source de l'information (en anglais), le billet d'un journaliste de la BBC qui a assisté à la conférence en question.
0.03 %











Publicité

















RETOUR EN HAUT DE LA PAGE