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VMware View 4.5 déconnecte les postes de travail virtuels
La nouvelle mouture de la technologie de virtualisation des postes de travail de VMware permet d'utiliser un poste de travail virtualisé, même sans connexion avec le serveur. Une caractéristique très intéressante pour les utilisateurs nomades.
La virtualisation du poste de travail ou VDI (Virtual Desktop Infrastructure), consiste à exécuter une image logicielle du poste de travail sur un serveur distant et à déporter l'affichage et l'interactivité sur l'écran du terminal de l'utilisateur. Il s'agit donc de l'architecture maître-esclave traditionnelle initiée avec les premiers mainframes. L'ergonomie, la souplesse, et l'interface graphique en plus, c'est ce que proposent tous les éditeurs, notamment Citrix avec Xen Desktop 4 et Microsoft avec VDI.
Leader incontesté du marché de la virtualisation, VMware vient de prendre une longueur d'avance sur ses concurrents avec View 4.5. Cette technologie supporte en effet le mode déconnecté. Une première ! L'utilisateur peut enfin accéder à son poste de travail virtualisé depuis n'importe quel terminal, de n'importe où, n'importe quand : même en avion ou dans une zone blanche dépourvue de couverture ADSL ou 3G. C'est une avancée importante car elle permet enfin de virtualiser l'ensemble des postes de travail, même ceux des salariés nomades. Cette homogénéisation devrait notamment permettre de baisser le coût total de possession (TCO) du parc utilisateurs.
Techniquement, il n'y a pas de magie. VMware installe la machine virtuelle (qui s'exécute normalement sur le serveur) sur le poste de travail. Comparé au simple déport d'écran, l'empreinte réseau initiale est très importante (plusieurs Go à transférer). Mais elle n'a lieu qu'une seule fois. Par la suite, les modifications effectuées en mode déconnecté sont répercutées en mode différentiel dès que l'utilisateur se reconnecte.
En revanche, il faut des postes de travail musclés – un client léger ne suffit pas – pour exécuter l'image en local. Ce n'est pas un problème puisque ce sont déjà ces configurations qui sont déployées actuellement. En revanche, l'entreprise conserve les bénéfices (faible coût, charge réduite, facilité de mise à jour, etc.) de la gestion centralisée des postes de travail virtualisés.
De son côté, l'utilisateur pourra choisir plus facilement le terminal le mieux adapté à ses besoins – PC fixe ou portable, netbook, iPad, MacBook, station de travail, client-léger, etc. – sans remettre en cause les efforts de rationalisation de la DSI. On approche donc réellement du meilleur compromis possible entre les deux mondes client-léger et client-serveur.
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