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Web 2.0 : les internautes n'y participent pas
Une récente étude du cabinet Hitwise remet en question le modèle participatif sur lequel sont basées la plupart des jeunes pousses du web 2.0.
Parmi les nouveaux termes inventés dans le sillage du web 2.0, "User Generated Content" (UGC) est certainement celui qui excite le plus les investisseurs. L'idée est de donner les moyens aux internautes de créer (gratuitement) du contenu (photos, tags, articles, avis, etc.) qui sera ensuite agrégé par un site se rémunérant la plupart du temps grâce à la publicité. A l'instar de Flickr (partage de photos en ligne), del.icio.us (tags), MySpace (pages personnelles) et Wikipedia (encyclopédie en ligne), toutes les stars du web 2.0 se basent sur ce modèle. Leur survie et leur développement repose entièrement sur l'engouement (ou pas) des internautes à publier des informations en ligne.
Or, "ce modèle participatif ne fonctionne pas", indique en substance le cabinet d'études Hitwise dans un récent rapport. Selon lui, seulement 0,16 % des internautes qui regardent des vidéos sur Youtube en publient aussi. Et seulement 0,2 % des visiteurs de Flickr y hébergent leurs photos. Le constat est identique pour l'emblématique Wikipedia dont le contenu serait produit par seulement 4,6 % de ses visiteurs. Selon le patron d'Hitwise, il y a globalement trois profils d'internautes : 90 % consomment l'information en ligne, 9 % la partagent sur des sites comme del.icio.us ou Digg, et 1 % créent réellement du contenu (blog, etc.).
Malgré ce sombre constat, le succès de ces sites, en termes d'audience du moins, est au rendez-vous. Leur trafic aurait en effet été multiplié par sept en deux ans. La théorie de la longue traîne ("Long Tail" en anglais) expliquerait ce succès. Elle s'oppose radicalement à la loi de Pareto (théorie des 20/80) sur laquelle repose un grand nombre de principes économiques actuels. Selon la théorie de la longue traîne, la volumétrie du web - près d'un milliard d'internautes - et son caractère immatériel permettent de fédérer des contenus ou des services très ciblés qui touchent des personnes aux quatre coins du monde. Grâce à cette masse critique, il suffirait d'un "petit" nombre de participants pour alimenter le modèle participatif du web. Ainsi, 0,2 % des internautes représentent tout de même deux millions de personnes...
0.38 %











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