A mesure que les entreprises françaises déploient cette technologie, ses domaines d´application se multiplient : lutter contre le vol, optimiser des flux logistiques ou un parc de voitures, télé-payer, augmenter la disponibilité des produits en rayon, etc.
L´étiquette radiofréquence ou Radio Frequency Identification (RFID) investit peu à peu les entreprises. Cette technologie d´identification remplacera certainement à terme les code-barres pour améliorer la traçabilité des produits et pour optimiser les flux de marchandises.
La lecture de 200 étiquettes à la seconde Le principe des étiquettes radiofréquence est simple : un "marqueur" intégré à une étiquette autocollante, un badge, une capsule, etc. réagit aux radiofréquences émises par des "lecteurs". Le marqueur stocke des informations qui peuvent être lues en quelques dixièmes de seconde par un lecteur électronique de type douchette, portique, etc. Équipé de batteries, ce marqueur peut devenir actif, c´est-à-dire émettre un signal de son propre chef.Les étiquettes radiofréquence possèdent de nombreux avantages sur les codes-barres : elles stockent davantage d´informations, qui peuvent être mises à jour en permanence. Et contrairement aux codes-barres, les étiquettes RFID n´imposent aucune contrainte de lecture. Il est possible de lire 200 étiquettes à la seconde, ce qui est bien plus élevé que pour les codes-barres.
Plus besoin de caissières 
Selon le cabinet d´études AMR Research, le coût de marquage d´un produit avec une étiquette radiofréquence se situe aujourd´hui entre 30 et 40 centimes d´euros l´unité (contre deux euros il y a trois ans), ce qui reste trop élevé pour que cette technologie soit utilisée pour marquer des produits de faible valeur. La production annuelle se situe donc pour l´instant autour de 150 millions d´étiquettes, soit un marché européen de 500 millions d´euros en 2002 (selon Frost & Sullivan). Le coût des étiquettes radiofréquence baissera fortement lorsque la grande distribution décidera de les généraliser. Des dizaines de milliards d´étiquettes seront alors nécessaires.
Technologie générique, les étiquettes RFID trouvent de nombreuses applications concrètes. Selon le secteur d´activité elles permettent de lutter contre le vol, d´améliorer la traçabilité, d´accélérer les flux, etc. Le groupe de distribution Métro expérimente par exemple au sein de son supermarché du futur un système de caisses automatiques identifiant les produits grâce à leur étiquette RFID. Avec un tel système, plus besoin de caissières... Les sociétés de transport appliquent le même principe de collecte d´information à distance. C´est le cas par exemple de la carte Navigo de la RATP, du Speedpass des stations Exxon/Mobil ou bien encore des distributeurs d´étiquettes radiofréquence de Transcore aux Etats-Unis.
Air Liquide, La Poste, DirectVideo... Hormis la télé-collecte d´information, les étiquettes radiofréquence facilitent le suivi en temps réel des produits (traçabilité). Air Liquide les utilise comme carte d´identité de ses 400 000 bouteilles réutilisables. Grâce à cette démarche, l´entreprise a réduit son taux de perte quasiment à zéro. Ce qui a eu un impact financier important car chaque bouteille vaut entre 1 500 et 3 000 euros ! Filiale de la Poste, la Société de Transport de Presse (STP) suit exactement la même approche pour ses 15 000 containers. Grâce aux étiquettes RFID elle gère mieux son stocke de containers et évite ainsi d´avoir à en acheter de nouveaux. Les étiquettes RFID augmentent également le chiffre d´affaires en évitant les ruptures de stock. Un magasin pilote de la chaîne Gap aurait ainsi augmenté ses ventes de 5% en améliorant la disponibilité des articles en rayon.Dès que le nombre d´articles à gérer devient très important, la technologie RFID permet d´obtenir des statistiques quasiment en temps réel. Les bibliothèques, loueurs de véhicules, municipalités (pour le ramassage des poubelles par exemple) peuvent ainsi optimiser leur parc. Enfin, les étiquettes RFID permettent de lutter contre le vol. Elles équipent désormais les anti-démarreurs des voitures, les cartes de contrôle d´accès aux locaux et les DVD des distributeurs automatiques. Ainsi, en France, DirectVideo et Videomatic utilisent l´étiquette collée sur le DVD loué pour vérifier son identité à son retour.
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