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INFRASTRUCTURE

Architectures 64 bits : quatre questions à se poser

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 09/12/2003 - indexel.net
 

Après le faux départ de l´Itanium I, le lancement d´offres de processeurs 64 bits en architecture Intel semble enfin annoncer - mais seulement à moyen terme - plus de puissance pour les applications techniques, plus de performances pour la gestion de grandes bases de données et plus de souplesse pour la consolidation de serveurs. Certaines questions doivent être posées dès maintenant.

 

1 - 64 bits, pour quoi faire ?

En mode 64 bits, les performances sont pratiquement doublées à fréquence d´horloge équivalente, surtout pour les applications techniques. Ces nouveaux processeurs sont aussi capables de gérer un espace mémoire atteignant 16 To contre 4 à 8 Go en mode 32 bits. Le système n´est alors plus obligé d´effectuer d´incessants échanges entre disques et mémoire, ce qui peut multiplier les performances par dix ou cent. Mais ce gain ne se concrétise que si l´application a réellement besoin de cet espace, comme pour les bases de données dont la taille se compte en Go.


"Il est alors possible de réaliser avec un serveur 64 bits d´entrée de gamme des choses très difficiles en haut de gamme 32 bits, comme l´analyse décisionnelle sur des données de production que l´on évite ainsi de dupliquer", affirme Benoît Maillard (photo), responsable du marketing produits chez HP. La capacité d´adressage facilite également la consolidation. "On peut partitionner un même serveur physique en dizaines de serveurs logiques, ce qui est impossible en 32 bits", explique Eric Taillard, responsable des ventes pSeries chez IBM.

Un autre avantage apparaîtra lorsque le 64 bits se démocratisera. Aujourd´hui, il existe une rupture technologique entre serveurs Risc 64 bits (qui existent depuis une dizaine d´années) et serveurs Intel 32 bits. Selon Pascal Rawsin, responsable marketing Oracle 10g, "avec le 64 bits de type Intel, les constructeurs homogénéiseront leurs gammes, des plus petits systèmes monoprocesseurs aux plus gros serveurs. A la clé, une plus grande évolutivité et une banalisation de l´architecture, synonyme de choix et de baisse des coûts".

2 - Architecture Intel Itanium ou AMD Opteron ?


Faisons abstraction de l´Athlon 64 d´AMD destiné aux PC grands publics. Il reste l´Intel Itanium II et l´AMD d´Opteron dont les philosophies sont très différentes. Purement 64 bits, l´Itanium II n´exécute les applications 32 bits que dans un mode émulation pénalisant fortement les performances. Et pour supporter le 64 bits, les éditeurs doivent réaliser un important travail d´optimisation qui ne sera complet que d´ici quelques années. Au contraire, l´Opteron d´AMD offre un gain, faible mais immédiat, sur les applications 32 bits qu´il exécute nativement. L´optimisation pour le mode 64 bits requiert en outre un effort modeste. L´avantage va donc à l´AMD, du moins dans un premier temps. Car il est probable que la puissance de feu d´Intel vaincra l´inertie des éditeurs.
"De plus, la compatibilité 32 bits de l´Opteron est rarement un avantage car la plupart des entreprises intéressées par le 64 bits souhaitent y aller directement", estime Eudes Moulanier, chef de produits serveurs Intel chez Fujitsu Siemens Computers. Toutefois, Jean-Pierre Rascalou (photo ci-dessus), responsable des ventes xSeries, insinue un doute : "le succès de l´Opteron pourrait inciter Intel à sortir de ses cartons un projet similaire". Difficile quand même d´imaginer que l´Itanium serait alors jeté au rebut.

3- Quels systèmes d'exploitation et quelles applications ?

Le 64 bits n´étant une nouveauté que dans le monde Intel, les Unix 64 bits ont simplement eu besoin d´être portés sur Itanium ou Opteron. Tel est le cas de plusieurs distributions Linux, de HP-UX et plus récemment de Sun Solaris. Dans le monde Windows, il existait déjà une version 64 bits de Windows XP qui ne gérait que 16 Go. Mais avec Windows 2003 Server, cet espace vient de monter à 512 Go.Côté SGBD, Oracle a lancé en septembre dernier la première version Itanium commerciale de son offre Oracle 9i (bientôt relayée par Oracle 10g) et dispose aussi d´une version Opteron. De son côté, Microsoft vient de lancer une version Itanium de SQL-Server 2000. Tandis qu´IBM DB2 est décliné à la fois pour Opteron et Itanium. De fait, les milliers de progiciels reposant sur ces SGBD sont en mesure de tirer parti du 64 bits. Côté progiciels techniques, les grands éditeurs d´outils de CAO, pour ne citer qu´eux, ont presque tous annoncé l´optimisation prochaine de leurs produits.

4 - Quelle offre et à quel prix ?

Tous les grands constructeurs ont dévoilé leur stratégie. HP mise sur Itanium II avec le lancement en novembre dernier de sa gamme Integrity dont le coût va de 13 000 euros (monoprocesseur) à 59 000 euros (4 processeurs). Dans la toute nouvelle gamme IBM xSeries 455 basée sur l´Itanium, le ticket d´entrée est de 20 000 euros (4 processeurs) pour aller jusqu´à 50 000 euros (16 processeurs). Quant à la gamme xSeries 325, qui repose sur l´Opteron, le coût d´un biprocesseur oscille entre 4 000 et 10 000 euros selon la configuration. De son côté, Fujitsu Siemens commercialise un quadriprocesseur Itanium II et va lancer une station graphique Opteron. Pour sa part, Sun a passé avec AMD un accord duquel découlera une gamme de serveurs Opteron.

 
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