Mardi 17 octobre 2017
NASDAQ : 6627.2373 3.0615   nasdaq0.05 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

INFRASTRUCTURE

Baies de disques Serial ATA : pour quelles applications ?

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Thierry Lévy-Abégnoli le 06/09/2004 - indexel.net
 

Avec un rapport prix/capacité très bas, les baies de stockage d'entrée de gamme récemment annoncées par IBM, HP et EMC sont tentantes. Mais leurs disques Serial ATA sont-ils vraiment adaptés aux applications critiques ?

 

Coup sur coup, trois grands constructeurs - IBM, HP et EMC - viennent de lancer des baies d'entrée de gamme exclusivement basées sur des disques Serial ATA dont on sait qu'ils affichent, à capacité équivalente, un coût jusqu'à deux fois inférieur à celui des disques SCSI ou Fiber Channel. Ainsi, le Fast 100 d'IBM est vendu 17 000 euros pour une capacité de 1 To (qui peut monter jusqu'à 14 To, avec 56 disques). Chez EMC, le Clariion AX100 culmine à 3 To, avec 12 disques Serial ATA. Avec 1 To, le coût est de l'ordre de 10 000 euros.

 

Pour sa part, HP a opté pour une offre en forme de mécano. Certes, comme l'AX100, le HP StorageWorks MSA 20 est basé sur des disques Serial ATA et offre une capacité maximale de 3 To, soit 12 disques de 250 Go. Mais contrairement aux produits de EMC et IBM (dotés d'une interface Fiber Channel à 2 Gbit/s), elle se contente d'une sortie Ultra SCSI qui autorise seulement une connexion directe à un serveur. Pour l'insérer dans un SAN, il faut passer par un contrôleur MSA 1500.

 

Il reste que les offres de ces trois constructeurs posent la même question. Avec un rapport capacité/prix aussi alléchant, il est tentant de renoncer aux traditionnelles baies intégrant des disques SCSI ou FC. Mais tout à un prix. En l'occurrence, l'économie réalisée se paie par une fiabilité et des performances moindres. Ces inconvénients sont toutefois diversement commentés.

 

Fiabilité et performances : des problèmes partiellement liés

 

"Avec un MTBF (MeanTime Between Failure), de trois cents à cinq cents mille heures, soit trois à quatre fois moins qu'en SCSI ou FC, les disques Serial ATA se révèlent trop fragiles pour les applications de production", assène Jérôme Riboulon (photo), chef de produits à la division serveurs et stockage chez HP. Mais la grande majorité des autres acteurs estiment que la fiabilité ne représente pas un réel problème. "Même pour les disques Serial ATA, nous demandons à nos fournisseurs des MTBF de 800 000 à un million d'heures", répond ainsi Karl Herbst, spécialiste de l'offre Clariion chez EMC.

 

Chez IBM, on admet que ces disques sont réputés moins fiables. "Mais en pratique, on voit très peu de problèmes", ajoute Eric Chiquet (photo), spécialiste stockage disques. Même écho sur le terrain : "Nous ne constatons pas chez nos clients un nombre de pannes particulièrement important", confirme Geoffroy Allaire, ingénieur avant-vente chez l'intégrateur APX Computer. Mais d'enchaîner : "en revanche, les temps d'accès sont bien plus longs". Un point sur lequel tout le monde est d'accord : une vitesse de rotation et une mémoire tampon plus faibles réduisent nettement les performances.

 

En fait, performances et fiabilité (ou plutôt disponibilité) sont des notions partiellement liées. En effet, dans une baie, les technologies Raid permettent de s'accommoder de la panne de un voire deux disques, dont la fiabilité unitaire est dès lors moins cruciale. Mais si le cas se présente, les faibles débits du Serial ATA doublent ou triplent le délai de reconstruction des disques nouvellement installés. Ils sont même multipliés par six, puisque ces disques offrent une capacité double de celle des produits SCSI ou FC. De plus, durant cette reconstruction qui se compte en heures, les utilisateurs constatent une nette dégradation des performances.

 

Applications de production : écarter les plus critiques

 

Fiabilité et performances moindres ne ferment pas pour autant la porte aux applications de production, à condition de mener une réflexion sur la qualité de service acceptable pour chacune d'entre elles. "Il faut distinguer les plus critiques ou les plus exigeantes, qui resteront sur des disques SCSI ou FC, et les autres", conseille Geoffroy Allaire (photo). "Le partage de fichiers bureautiques, les bases Exchange ou les petites bases de données à usage restreint peuvent se contenter de disques Serial ATA", précise Karl Herbst (EMC).

 

D'autre part, les baies SATA peuvent provisoirement accueillir les applications les plus critiques, par exemple en cas de sinistre. "Elles permettent de mettre en place des plans de reprise d'activité à un  coût raisonnable", affirme Geoffroy Allaire. Durant les quelques jours nécessaires au déploiement d'une nouvelle baie identique à l'ancienne, l'entreprise peut alors accepter une dégradation des performances et une augmentation du risque d'indisponibilité. Enfin, ces baies peuvent être utilisées pour la sauvegarde, en complément des librairies de cartouches.

 

(

 
Partager :
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages