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INFRASTRUCTURE

Baies de stockage : plus pour moins cher

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 14/11/2007 - indexel.net
 

Snapshot, clonage ou réplication distante "descendent" depuis quelques mois dans les produits pour PME, dont le coût se réduit. La gestion de la qualité de service reste en revanche réservée au haut de gamme.

 

1. Clonage local de volumes

Présente sur presque toutes les baies, cette fonction consiste à copier, en local, intégralement et physiquement, un volume entier. Il est même possible de réaliser simultanément plusieurs copies et de les synchroniser en temps réel, en répercutant donc toutes les modifications subies par le volume maître. Cette synchronisation peut être rompue à tout moment, ce qui permet alors, par exemple, de réaliser des tests ou de sauvegarder une copie, alors que l'application continue à fonctionner avec le volume maître. Principal inconvénient de cette fonction : chaque clone occupe autant d'espace disque que le volume cloné.

2. Copie virtuelle locale de volumes ou de fichiers (snapshot)

Proche du clonage de volume, le snapshot revient à faire une copie virtuelle instantanée d'un volume, d'un fichier ou d'une base de données. A partir de l'instant de la copie, toutes les modifications de blocs subies par le volume sont historisées. Il est donc possible d'accéder à tout moment à l'état du volume à l'instant du snapshot, tandis que le volume lui-même continue à vivre sa vie. Les applications sont les mêmes que pour le clonage (test, sauvegarde), à ceci près que l'espace disque consommé est bien plus faible : de l'ordre de 10 à 15 % de celui du volume, au lieu de 100 %.

"En contrepartie, les performances sont moins bonnes car, lors d'une sauvegarde de la copie, il faut réaliser des accès sur les données de production et leur appliquer les modifications afin de reconstituer leur état initial", explique Michel Alliel (photo), directeur solutions d'entreprises chez HDS. Toutes les baies HDS, IBM et EMC intègrent le snapshot depuis 2006 mais les produits d'entrée de gamme sont souvent limités en nombre de copies autorisées en cascade.

3. Réplication synchrone ou asynchrone de baie à baie

La réplication de baie à baie est généralement mise en oeuvre dans le cadre de plans de continuité d'activité. Elle consiste à copier au fil de l'eau les volumes spécifiés, d'une baie sur l'autre, via un réseau Fiber Channel ou IP. En mode synchrone, les données sont écrites exactement en même temps sur les deux baies. Le délai de latence doit être très faible, ce qui impose un réseau en fibre optique n'excédant pas quelques dizaines de kilomètres. En mode asynchrone, les écritures sur la seconde baie passent par un tampon, ce qui peut générer un décalage. Ce dernier reste toutefois très faible si le débit du réseau est suffisant. D'autre part, la cohérence des données reste garantie et il n'existe aucune contrainte de distance. HDS a généralisé le mode synchrone en 2006 et le mode asynchrone en 2007. Chez EMC en revanche, sur les gammes AX 100 et 150, cette fonction est pour l'instant optionnelle mais sera intégrée en standard début 2008. Quant à IBM, il a fait l'impasse sur la réplication à distance pour ses gammes 3200, 3300 et 3400, destinées aux PME.

4. Haute disponibilité

Dès l'entrée de gamme, pratiquement toutes les baies d'IBM, HDS et EMC peuvent être équipées d'un double contrôleur. De plus, elles supportent les technologies Raid 1 et 5, qui leur permettent de tolérer la panne d'un disque. Celui-ci peut alors être changé à chaud (fonction hot swap). Le Raid 3, qui cumule les avantages du Raid 0 (performances accrues) et du Raid 1 (tolérance aux pannes), n'apparaît souvent que dans le milieu de gamme mais son intérêt est limité.

5. Gestion de la qualité de service

Les baies de milieu et haut de gamme permettent de définir des règles visant à garantir, pour chaque serveur connecté, un débit d'entrées/sorties minimum ou un temps de réponse maximum. Ces règles peuvent en outre prendre en compte la notion d'horaire, ce qui permet par exemple de favoriser un serveur SAP en journée et un serveur de sauvegarde durant la nuit. Ces fonctionnalités sont pratiquement les dernières à ne pas avoir encore investi l'entrée de gamme.

6. Vers une homogénéisation des gammes

"Depuis peu, nos baies ne se différencient désormais plus par les fonctionnalités mais seulement par l'espace de stockage, les performances et le prix", affirme Michel Alliel. Chez EMC, on explique que cette convergence devient structurelle, à défaut d'être totale. "Toutes les baies intègrent désormais les mêmes logiciels dont nous limitons toutefois l'usage de certaines fonctions dans l'entrée de gamme", explique ainsi Bernard Salvan (photo), responsable partenaires chez EMC. IBM est pour sa part freiné par le fait que son entrée de gamme est issue d'un accord OEM avec LSI Logic.

 
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