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INFRASTRUCTURE

Calcul numérique intensif : le cloud computing au secours des PME

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 09/02/2011 - indexel.net
 
Cloud-computing-entreprises

Les services de calcul numérique intensif (HPC) dans le cloud fournissent des moyens à moindre coût. Mais les PME restent mal informées par rapport au sujet. L'Inria a lancé une initiative visant à les accompagner.

 

"Les PME ayant besoin de faire du calcul numérique intensif se retrouvent dans tous les secteurs : aéronautique, automobile, médecine, finance, médias et même comptabilité", constate Brigitte Duême, responsable du transfert technologique à l'Institut de recherche en informatique et en automatique (Inria). Il s'agit aussi bien de réaliser des simulations techniques que des calculs décisionnels ou des images de synthèse. Or, la plupart des PME manquent de moyens et de maturité vis-à-vis du calcul numérique intensif (ou HPC, High Performance Computing), estime Brigitte Duême.

Des offres cloud déclinées pour le HPC

Si l'on s'en tient d'abord aux moyens, les offres de cloud computing apportent une partie de la solution. Certaines entreprises ont d'ailleurs déjà recours à Amazon Web Services ou à Microsoft Azure. C'est le cas de la petite société française Lokad, qui réalise des calculs décisionnels pour la grande distribution. "Nous utilisons Microsoft Azure depuis plus d'un an sur des très gros calculs qui mobilisent des milliers de serveurs", affirme Joannès Vermorel, PDG de Lokad.

julien lesaicherreDepuis peu, ces offres cloud sont déclinées spécifiquement pour le calcul numérique intensif. Ainsi, chez Microsoft, la dernière version du logiciel HPC Server 2008, destiné aux calculs sur des grappes de serveurs, permet l'exécution d'applications sur le cloud Windows Azure. "L'entreprise peut ainsi démarrer des calculs en interne puis augmenter en toute transparence la capacité grâce à Azure", précise Julien Lesaicherre (photo), chef de produit Windows Azure.

Tester les architectures avant d'investir

Dans le cadre de son offre Cloud de location de ressources, Amazon a pour sa part lancé une instance – un serveur virtuel préconfiguré – comprenant un serveur x86 couplé à une grappe de cartes graphiques (GPU) qui intègrent des centaines de cœurs de traitements. On peut exécuter jusqu'à huit instances GPU, soit 8 GFlops (milliards d'opérations en virgule flottante par seconde). Ces GPU sont donc très puissants mais les applications doivent supporter l'architecture CUDA de Nvidia, dédiée à la parallélisation des calculs.

joannes vermorel"Ces GPU ne sont pas intéressants pour nous à cause du coût de développement qu'imposerait l'optimisation de nos algorithmes. Elles sont plus adaptées aux calculs de résistance des matériaux ou de simulation", estime Joannès Vermorel (photo).

L'offre de cloud HPC la plus ancienne et la plus complète est celle de SGI. Lancée début 2010 et baptisée Cyclone, elle comprend trois types d'instances x86 correspondant à autant d'architectures. Comme chez Amazon, une quatrième instance couple des cœurs x86 et des GPU. "Nos clients sont à la fois des grands comptes déjà équipés qui cherchent à répondre à des pics de besoins, et des PME qui ne veulent pas investir dans du matériel ou souhaitent tester les différentes architectures avant d'investir", constate Patrice Gommy, directeur marketing Europe du Sud chez SGI.

brigitte duemePour autant, ces offres ne résolvent pas tous les problèmes de moyens. "Les PME ont souvent besoin de seulement quelques heures de calcul par an, mais ces heures sont vitales pour leur projet", explique Brigitte Duême (photo), sans pour autant promouvoir spécialement le cloud. "L'investissement le plus lourd est logiciel, donc le cloud n'apporte qu'une partie de la solution", note-t-elle. SGI offre une réponse au coût des licences en déclinant son cloud sous forme de service SaaS. "Nous proposons une vingtaine d'applications dans des domaines comme le calcul de structure, la mécanique des fluides ou la simulation", détaille Patrice Gommy.

Pallier le manque de maturité des PME

L'adoption du HPC est aussi freinée par le manque de maturité des PME. Chez SGI, on affirme traiter cette problématique. "Nous avons une équipe de consultants dédiés à Cyclone, qui dialoguent avec chaque client afin de déterminer l'offre la mieux adaptée selon la taille des données ou les applications déjà déployées en interne", détaille Patrice Gommy.

De son côté, l'Inria a lancé en 2010, avec le Genci (Grand équipement national de calcul intensif) et Oséo (organisme d'aide au financement des PME), une initiative baptisée HPC-PME. "Elle consiste à sélectionner et accompagner des entreprises qui ont une stratégie de développement par rapport au HPC", précise Brigitte Duême. La démarche consiste d'abord à discuter des objectifs de la PME et de la façon dont elle pourrait intégrer le HPC. Puis si nécessaire, l'Inria suggère un expert intérieur ou extérieur à l'organisme, qui l'aidera à dimensionner un calculateur et à identifier et paramétrer les bons logiciels. Le cas échéant, Le Genci délivre ensuite des ressources de calculs. "Mais cela se limite à un premier projet, la PME se tournera ensuite vers une offre de cloud ou l'achat d'un système", conclut Brigitte Duême.

Les principales offres de calcul HPC dans le cloud

Offre Fournisseur  Description Prix 
Amazon Web Services, instance Cluster GPU   Amazon Instance spécifique comprenant un serveur x86 et des cartes GPU (mode IaaS)   2,1 $ par instance et par heure (ou réservation d'une instance, pour 5000 $ par an puis 1 $ de l'heure)
Windows Azure et Windows HPC Server 2008 R2 SP1  Microsoft   Calculs spécifiés sous Windows HPC Server et réalisés sur Azure (mode PaaS)  Ceux d'Azure (jusqu'à 1 € par instance et par heure, pour une instance de 8 processeurs)  
Cyclone  SGI   Mode IaaS ou SaaS (une vingtaine de progiciels préinstallés)  0,5 € par cœur et par heure  

IaaS : Infrastructure as a Service
PaaS : Platform as a Service
SaaS : Software as a Service

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