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Site web mobile ou application native ?

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Par Alain Bastide le 21/03/2012 - indexel.net
 
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Le développement du web mobile pousse les entreprises à étendre leur système d’information sur les terminaux connectés. Mais quelle plate-forme de développement choisir ? La réponse de deux spécialistes.

 

L'explosion du web mobile, notamment via la généralisation des smartphones et des forfaits mobiles illimités, pousse de plus en plus d'organisations à étendre leur système d'information sur les mobiles, à la fois en direction de leurs collaborateurs, mais aussi des clients potentiels. Que le parc de smartphones soit maîtrisé ou non, se pose alors le choix de la plate-forme cible. Vaut-il mieux privilégier une application HTML5 (notre article : HTML 5, est-ce enfin le moment de l'adopter ?) ou développer plusieurs applications natives ?

En fait, "il y a quatre pistes différentes à étudier", explique Stéphane Bordage, spécialiste du domaine au sein de l'agence Breek et auteur du livre Conduite de projet web dans lequel il consacre un chapitre à cette problématique. "En fonction des contraintes budgétaires et techniques, l'entreprise doit choisir entre responsive design, templates dédiés, application native, et application HTML5", énumère-t-il. La solution à adopter dépend de la cible et de la nature du projet "Par exemple, une application métier destinée à des médecins sera développée sous forme d'application native iOS tandis qu'un agrégateur d'offres d'emploi aura intérêt à se limiter, dans un premier temps, à du responsive design et, en cas de succès, migrer progressivement vers une application HTML5" illustre-t-il.

Responsive design : un investissement initial important

Une application développée en responsive design repose sur les technologies web actuelles : HTML, Javascript, feuilles de styles CSS, etc. "L'idée clé du responsive design est d'adapter le site à son contexte d'exécution – petit écran vs grand écran, connexion rapide vs Edge par exemple – avec un seul code source" explique Stéphane Bordage.

Olivier Goutet"Nous ne nous limitons pas aux mobiles. Toutes les cibles de l'application sont prises en compte. Par exemple, un netbook n'affiche pas la même quantité d'informations qu'un écran HD" précise Olivier Goutet (photo), directeur R&D d'Openium, une société spécialisée dans le développement d'applications mobiles. Autre intérêt de cette approche, "nous nous assurons d'une compatibilité optimale, même avec les futurs terminaux dont on ne connaît pas encore les caractéristiques techniques" ajoute-t-il. Le responsive design n'est pas nouveau. Mais "il demande un temps de réflexion et des compétences en décalage avec la plupart des budgets et des plannings actuels" met en garde Stéphane Bordage. C'est donc une solution réservée aux entreprises possédant une vision claire de leur projet et désireuses de réaliser des économies importantes sur la maintenance... au prix d'un investissement initial plus important qu'avec les autres approches.

Templates web dédiés : une approche légère et économique

"Quand le budget manque, que le projet est découpé en lots, ou que la version mobile est différente de la version web, des templates dédiés sont une bonne solution" estime Stéphane Bordage. Légère, tant d'un point de vue technique qu'économique, cette approche consiste à créer des templates dédiés aux terminaux mobiles dans le CMS (Content Management System) qui héberge déjà le site ou l'application web de l'entreprise. "Avec cette approche, on est rapidement présent sur mobile tout en modifiant le minimum de chose du coté serveur" complète Olivier Goutet. "Revers de la médaille, l'ergonomie est minimaliste" ajoute-t-il. Il faut donc réserver les templates web dédiés aux applications mobiles peu interactives et qui n'ont pas besoin d'accéder aux fonctionnalités avancées du terminal : GPS, gyroscope, etc. Ce sont donc essentiellement des applications de type liste / fiche.

Application native : réactivité et mode déconnecté

Lorsque l'application doit être très réactive, qu'elle doit fonctionner en mode déconnecté, ou utilise des fonctionnalités avancées du terminal (caméra, gyroscope, voix, push, envois par e-mail, carnet d'adresses, etc.), une application native (iOS, Android, etc.) est incontournable. Et c'est, de loin, l'architecture technique qui offre la meilleure expérience à l'utilisateur. "Une application nécessitant une mise à jour permanente des données ou devant notifier l'utilisateur en fonction de sa position géographique impose beaucoup plus de contraintes que le simple affichage d'un contenu statique" confirme Olivier Goutet. Malheureusement, pratiquement aucune entreprise ne maîtrise complètement son parc de terminaux mobiles ! De plus en plus de collaborateurs préfèrent en effet utiliser leurs outils personnels (c'est le phénomène Bring Your Own Device – Lire notre article : Six questions sur le phénomène BYOD). La plupart du temps, il faut donc développer autant d'applications natives que de plates-formes techniques majeures. Les coûts de développement et de maintenance risquent donc exploser !

Stéphane Bordage

"D'autant que les prestataires sont souvent spécialisés sur une plate-forme en particulier. L'entreprise devra donc souvent piloter plusieurs prestataires", note Stéphane Bordage. Pour diminuer les coûts, plusieurs frameworks de développement multiplates-formes génèrent des composants natifs avec un rendu correct (notre article : iPhone, Android, BlackBerrry, développer des applications multisystèmes). "Ces technologies ne sont pas encore matures. Mais il faut les suivre, car elles proposeront d'importantes réductions de coûts dans le futur" estime pour sa part Olivier Goutet. Enfin, les applications natives qui s'adressent à un large public et sont distribuées via le catalogue en ligne de la plate-forme : AppStore, Android Market, etc. "L'entreprise est alors tributaire du workflow de publication d'Apple, Google, etc. Une position pas forcément confortable quand on doit attendre trois semaines pour publier un correctif important" rappelle Stéphane Bordage.

Application HTML5 : le meilleur compromis

D'un point de vue technique, HTML5 offre le meilleur compromis possible entre une application native et l'approche responsive design. Ce standard est désormais bien supporté par les navigateurs installés sur les terminaux mobiles. Comme pour les autres approches HTML, l'intérêt est de n'avoir qu'une seule application à développer et maintenir. Les économies peuvent être considérables dès que le nombre d'applications est important. HTML5 propose en outre des fonctions avancées comme le mode déconnecté et l'accès à certains services du terminal : GPS, lecture de musique en tâche de fond, etc. Mais toutes les fonctionnalités natives ne sont pas intégrées. Par exemple, on ne peut pas accéder au carnet d'adresses pour des raisons de sécurité et l'envoi d'e-mails en local. Au final, si l'application est trop complexe, le code Javascript peut s'avérer trop gourmand et "plomber" les performances de l'application (et donc l'autonomie du terminal). Dans ce genre de situation, mieux vaut développer une application native. Autre écueil, mais qui n'est que temporaire, "les compétences pointues en HTML5 et Javascript ne sont pas légion. Elles se monnaient donc assez cher" conclut Stéphane Bordage.

Avantages et inconvénients des différentes technologies de développement d'applications mobiles :

Critères     Responsive design  Templates dédiés  Application native  Application HTML5 
 Visibilité
 ---  ---  +++  ---
 Mode offline important  ---  ---  +++  ++
 Mise à jour du design  +  +++  --- +++ 
 Performances  +/-  + +++   +/-
 Budget  +/-   ++
 Délais  +/-    ++ --   -
 Risque projet  +  +++  --
 Maintenabilité +++ ++   ---  ++

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