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INFRASTRUCTURE

Cloudstack et Openstack veulent standardiser les clouds publics et privés

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 06/02/2013 - indexel.net
 
Cloudstack-openstack1

Ces deux plates-formes open source permettent de déployer une infrastructure cloud publique ou privée. Elles ont l’ambition de faire contrepoids à Amazon, VMware et Microsoft.

 

Dans le monde du cloud public de type Infrastructure as a Service (IaaS), il y a Amazon et les autres. Et dans celui du cloud privé, il y a VMware, Microsoft et les autres. Openstack et Cloudstack sont des plates-formes logicielles qui nourrissent l'ambition de devenir le Linux du cloud de type IaaS, aussi bien public que privé. "Openstack est né d'une volonté des acteurs de faire front contre Amazon et de partager les coûts de développement", explique Nicolas Marchal, directeur technique chez eNovance. Quant à Cloudstack, c'est une émanation d'Openstack dont il est désormais concurrent.

Un choix stratégique pour les entreprises

"Beaucoup d'entreprises demandent à leur fournisseur IaaS quel moteur il utilise et s'il permet de faire du cloud hybride", constate Emmanuel Schupp, Cloud Platform Sales chez Citrix. De plus, nombre d'entre elles ne veulent pas dépendre d'un cloud propriétaire comme Amazon ou Azure, et veulent pouvoir changer facilement de prestataire IaaS ou ré-internaliser leur cloud. Cloudstack et Openstack cherchent à répondre à ces problématiques.

Toutes les fonctionnalités d'un cloud de type Amazon

Nicolas Marchal"Openstack et Cloudstack essaient de proposer quelque chose qui ressemble à Amazon", résume Nicolas Marchal (photo). Les deux plates-formes comprennent ainsi une interface web et des modules d'orchestration qui permettent à des utilisateurs de demander et obtenir des ressources (VM, stockage, bande passante) via un catalogue. De plus, des APIs permettent de se connecter au cloud à partir de programmes externes (par exemple en Java) afin de piloter et automatiser des tâches.

Cloud privé, public ou hybride

Openstack et Cloudstack peuvent être déployés aussi bien dans l'entreprise que par un opérateur de cloud public, ce qui facilite la mise en œuvre d'un cloud hybride. Openstack veut s'imposer comme standard du cloud privé comme public. Alors que CloudStack recherche plutôt une compatibilité avec le cloud public d'Amazon. "L'entreprise peut construire un cloud hybride réparti entre Amazon et une infrastructure interne", explique ainsi Emmanuel Schupp.

Des ralliements de poids, surtout côté Openstack

Les nombreux partisans du camp Openstack comprennent des poids lourds comme Cisco, HP, Dell, IBM, Red Hat et Suse, ainsi que des acteurs plus modestes comme le français eNovance. Il faut ajouter la présence du cloud souverain Cloudwatt (notre article : Cloud souverain, quatre questions sur les offres Cloudwatt et Numergy). Pour sa part, Cloudstack a été donné à la fondation Apache par Citrix, qui reste de loin le plus gros contributeur. "C'est la situation actuelle mais elle peut changer, via Apache", précise Emmanuel Schupp (photo).

Des plates-formes open source déclinées en offres commerciales

Dans chaque camp, les participants proposent leur propre implémentation, enrichies et packagées. La distribution Cisco d'Openstack inclut ainsi le support des commutateurs virtuels Nexus. Mais paradoxalement, Cisco vient de lancer un bundle comprenant sa plate-forme matérielle (Cisco UCS) et Cloudstack. Tandis que la version commerciale de Cloudstack proposée par Citrix et baptisée Cloud Platform, intègre les portails et outils d'orchestration de l'éditeur.

Une indépendance vis-à-vis de l'hyperviseur

Les deux solutions fonctionnent avec les principaux hyperviseurs. Openstack intègre toutefois par défaut l'hyperviseur KVM, tandis que Cloud Platform (Cloudstack à la sauce Citrix) intègre Xen. "Mais il peut aussi fonctionner avec
KVM, VMWare et bientôt HyperV-V3"
, affirme Emmanuel Schupp.

Deux plates-formes incompatibles

Bien qu'ils soient partis de la même souche, Openstack et Cloudstack ne sont plus vraiment compatibles entre eux. Leurs APIs restent plus ou moins communes mais la divergence va s'accentuer. En somme, la guerre des standards ne fait que commencer.

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