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INFRASTRUCTURE

Comprendre l’Open Data

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Par Alain Bastide le 18/04/2012 - indexel.net
 
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Même si elle n’est pas réservée aux seules collectivités, l’ouverture des données publiques est aujourd’hui l’apanage des états et des villes. Mais certaines entreprises commencent à suivre le mouvement.

 

Après les logiciels libres et les documents, l'esprit open source souffle sur les données. Notamment depuis que Nelly Kroes, la commissaire en charge du Digital Agenda de la Commission Européenne, a annoncé, en septembre 2011, la création d'un portail des données européennes pour le premier semestre 2012, et une évolution de la directive européenne sur la réutilisation des informations du secteur public.

Depuis quelques années, les documents sont ouverts via les différentes déclinaisons de la licence Creative Commons permettant d'accorder certains droits de diffusion et d'utilisation au public, tout en réservant l'usage commercial à son auteur. Environ 350 millions d'œuvres et documents sont ainsi diffusés. Mais, jusqu'à présent, aucune licence n'avait été adaptée pour les données structurées. C'est le domaine de l'Open Data.

Des données ouvertes à tous, sans restriction

Le concept de données ouvertes – ou Open Data en anglais – vise à rendre une donnée ou un jeu de données structurées librement accessibles à tous, sans restriction de copyright, brevets ou d'autres mécanismes de contrôle. Comme pour les logiciels et les documents, la libéralisation des données se fait par le biais d'une licence spécifique qui fixe les conditions dans lesquelles ces données pourront être copiées, diffusées, réutilisées et commercialisées. Les entreprises et les individus peuvent choisir entre plusieurs licences telles que Public Domain Dedication and License (virale), Open Database Commons et Open Database License.

L'ouverture des données publiques appartenant à l'État est encadrée par la directive européenne 2003/98/CE sur la réutilisation des informations du secteur public et la loi du 17 juillet 1978 qui précise le droit d'accès des personnes aux documents administratifs en France. Un décret publié le 26 mai 2011 précise que la réutilisation de ces données est gratuite par défaut. Afin d'ouvrir leur utilisation, le Ministère de la justice a conçu une licence de droit français adaptée aux données publiques, la Licence information publique librement réutilisable (LIP). Elle permet de réutiliser gratuitement les données du Répertoire du Ministère, même à des fins commerciales, sous réserve de mentionner les sources, la date de mise à jour, de ne pas altérer les données ni d'en dénaturer le sens.

Transparence vis-à-vis des citoyens et recherche d'économies

Rennes fut la première ville en France à partager les données de son réseau de transport public pour faciliter l'émergence d'applications destinées à aider les habitants à mutualiser leurs déplacements. L'ensemble des données sont accessibles via une interface de programmation (API) conçue pour fonctionner aussi bien depuis un ordinateur personnel qu'un smartphone. Les données partagées couvrent un large périmètre : réseau de transports en commun, vélos en libre-service, infrastructures, disponibilité des équipements, informations pratiques géolocalisées de 1 500 programmes publics et associatifs, etc. En janvier 2011, la ville de Paris a ouvert le portail "Paris Data" qui diffuse des millions de données. Besançon, Toulouse (portail Open Data) et le Conseil Général de Saône-et-Loire (opendata71.fr) leur ont emboîté le pas. À l'échelle du pays, l'État a déjà commencé avec le portail "Data.gouv.fr".

Avec l'ouverture de ses données publiques, l'État vise à la fois plus de transparence vis-à-vis des citoyens et une recherche d'économies. En Grande-Bretagne, l'ouverture des données publiques a permis de réduire de 30 % de la facture de consommation d'énergie dans les bâtiments publics en seulement deux mois. L'exploitation commerciale des données publiques par des entreprises privées permet également de décharger l'État d'un certain nombre de projets. Aux États-Unis, le portail data.gov recense déjà 236 applications privées qui s'appuient sur des données publiques : fiabilité des lignes aériennes, marché de l'emploi, qualité de l'air, etc. En France, on peut imaginer qu'un éditeur développe une application Vélib' à partir de données ouvertes. Selon le rapport MEPSIR de la Commission européenne, l'exploitation commerciale des données ouvertes publiques représente un marché potentiel de 27 milliards d'euros à l'échelle de l'Europe. Si l'open data est avant tout un acte politique pour les états, c'est donc aussi un nouvel eldorado pour les éditeurs les plus malins.

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