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INFRASTRUCTURE

Déploiement d'un ERP en mode SaaS : cinq points à surveiller

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 19/12/2007 - indexel.net
 
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Un projet d'ERP en mode hébergé a des similitudes avec une démarche basée sur un progiciel. Mais aussi des différences : au niveau du contrat, du déploiement, de l'intégration à l'existant et de la personnalisation.

 

1. Contrat : attention aux engagements

 

En mode Saas, la plupart des acteurs convergent vers une tarification mensuelle et par utilisateur. En revanche, les durées d'engagement sont très variables. Chez Cegid, on atteint 36 mois, contre 12 mois chez SAP et 18 à 24 mois chez Aspaway.

 

"Cette durée devrait converger vers 12 mois", estime Mathias Mercier, (photo) responsable marketing d'Aspaway. Mais Prodware, qui héberge notamment l'ERP Divalto, ne demande aucun engagement, à l'instar de Salesforce dans le domaine du CRM. "Le déploiement d'un ERP est toujours un vaste chantier qui nécessite un engagement mutuel sur la durée", se justifie pour sa part Sylvain Moussé, responsable du développement chez Cegid.

 

Egalement à surveiller dans le contrat : le degré de mutualisation des infrastructures, les engagements de disponibilité, la fréquence des sauvegardes, ainsi que le rôle respectif des différents acteurs, dont le nombre oscille entre un et quatre (éditeur, fournisseur du service, intégrateur et opérateur réseau).

 

2. Réseau : le prestataire plus ou moins  impliqué

 

Pour accéder aux applications hébergées, il faut se connecter à l'infrastructure du prestataire. Certains d'entre eux, comme Cegid, se contentent de préconiser une connexion Internet de qualité professionnelle ou un VPN/IP MPLS auquel il est lui-même raccordé. Mais quelques acteurs incluent le volet réseau dans leur offre. C'est le cas de Prodware ou d'Aspaway. 

 

"Cela nous permet de proposer un service de bout en bout qui comprend même le dépannage à distance du modem ADSL", précise Philippe Bouaziz (photo), PDG de Prodware. Le service SAP Business ByDesign inclut pour sa part une « box » raccordée à la plate-forme de l'éditeur.

 

 

3. Déploiement et montée en charge : la simplicité

 

Le mode Saas ne nécessite pratiquement aucun déploiement interne. Il suffit d'être connecté au prestataire. Toutefois, si l'application est accessible en mode TSE ou Citrix, il faut éventuellement installer un logiciel sur les postes de travail, opération prise en charge par le prestataire. Certaines applications accessibles en mode client riche peuvent aussi nécessiter une configuration des navigateurs.

 

Enfin, une petite intervention sur le firewall est parfois nécessaire. L'infrastructure mutualisée est censée répondre presque instantanément à l'augmentation du nombre d'utilisateurs. Mais les prestataires permettent généralement à leurs clients de tester cette montée en charge avant de passer en production.

 

4. Migration des données et intégration à l'existant

 

La migration des données pose les mêmes problèmes qu'en mode licence. "Mais en mode Saas, nous sommes amené à dédier des ressources serveurs pour préparer cette opération et réaliser des tests", note Sylvain Moussé (photo). L'intégration avec les applications internes est en revanche handicapée par la distance, synonyme de débit réduit. Un couplage lâche via des Web Services ou de simples échanges de fichiers plats sont alors privilégiés. Migration et intégration sont facturées comme dans un projet classique.

 

Mais en réalité, comme pour les projets en mode licence, les prestataires réutilisent des interfaces développées antérieurement. Pour sa part, SAP met à son catalogue des interfaces vers une vingtaine d'applications internes ou parfois externe à l'entreprise (notamment vers des places de marché).

 

5. Personnalisation : des démarches très différentes

 

Le paramétrage est, dans la plupart des cas, comparable à celui du mode licence. Les éditeurs devenant prestataires Saas tendent, au moins dans un premier temps, à assumer eux-mêmes le paramétrage. Chez Cegid, les consultants internes restent ainsi majoritaires, même si l'éditeur s'appuie de plus en plus sur ses partenaires. Chez Aspaway, tout dépend du progiciel hébergé : pour Sage, il possède ses propres consultants mais pour Generix, il transmet le témoin à un partenaire. De son côté, SAP vend lui-même en ligne des services de paramétrage.

 

"Le client nous envoie, via un formulaire, des demandes de personnalisation puis nous lui répondons en précisant le coût forfaitaire et le délai", explique Ludovic Lapeyre, (photo)responsable solutions SAP Business ByDesign chez SAP. En amont, le choix des modules applicatifs est également original. "Le client choisit au travers d'un catalogue des processus métiers à partir desquels sont automatiquement sélectionnés les composants correspondants. Ces processus pourront être ultérieurement complétés sans remise en cause du paramétrage existant", ajoute Ludovic Lapeyre.

 

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