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INFRASTRUCTURE

Développement : marier les avantages du HTML et du client lourd

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 25/01/2006 - indexel.net
 

Encore balbutiant, le client riche réunit l'ergonomie du client lourd et la facilité de déploiement du client léger. Deux concepts se côtoient, l'un plutôt orienté vers le Web, l'autre dédié aux applications d'entreprises.

 

Encensé depuis le début des années Internet, le client léger devait résoudre le problème numéro un du traditionnel client lourd : les énormes difficultés que posent son déploiement et sa maintenance sur un vaste parc de postes de travail. De fait, le client de type HTML ou Citrix a largement été adopté. Mais il n'a pas tenu toutes ses promesses.

"L'ergonomie d'une application HTML est déplorable car à chaque accès aux données ou à chaque modification, il faut faire un aller-retour avec le serveur", explique Thierry Bonhomme (photo), directeur des opérations chez Ideo Technologies. Ces allers-retours induisent un trafic réseau certes modéré mais permanent. De plus, ils reportent la charge sur les serveurs, qui doivent être dimensionnés en conséquence, tandis que les ressources des PC sont sous-exploitées. L'idée est donc née de marier les avantages des clients légers et lourds. Récemment sont apparues plusieurs approches pouvant être réparties en deux catégories : le client riche Internet et le client riche autonome.

Client riche Internet : un concept hybride

Avec le client riche Internet, le logiciel client est toujours réduit au navigateur mais celui-ci télécharge et exécute un ou plusieurs programmes qui engagent avec le serveur un dialogue générant un flux de messages XML. Seules sont alors rafraîchies les zones du navigateur qui ont besoin de l'être. Le confort d'utilisation est donc grandement amélioré.

"Mais on reste loin de l'ergonomie et de la richesse fonctionnelle du client lourd", estime Dominique Picard (photo), manager au laboratoire software de Paris, chez IBM. D'autre part, le trafic réseau reste important car XML est un langage plutôt verbeux. Il est en outre extrêmement difficile de faire interagir l'application avec le système ou les outils bureautiques. Ces inconvénients font dire à certains que le client riche Internet est en fait un client léger amélioré qu'il faudra cantonner aux seuls sites Web. Mais des éditeurs de progiciels ayant misé sur HTML auraient peut-être intérêt à l'adopter afin de réduire l'effort de migration. Les technologies candidates se nomment Ajax et Flash/Flex (notre article). 

Client riche autonome : le meilleur des deux mondes

Avec le client riche autonome, le navigateur reste le point d'entrée de l'application mais il ne sert qu'à télécharger et lancer une application qui est ensuite autonome ou presque. Celle-ci s'exécute en effet dans un run-time tel que la plate-forme Microsoft .Net ou Java, qui doit être préalablement installée, de même qu'un moteur de chargement et de mise à jour automatique de l'application et du run-time. Pour l'utilisateur, un client riche se comporte exactement comme un client lourd. L'ergonomie est la même, toutes les interactions avec les applications Windows sont possibles et les périphériques locaux sont gérés. De plus, l'application reste opérationnelle off-line, dès lors que les données consultées sont stockées en local.

Si l'utilisateur n'y voit que du feu, l'administrateur se trouve pour sa part déchargé des tâches de déploiement et de mises à jours, entièrement automatisées. "D'autre part, contrairement au client lourd, il n'est pas nécessaire de configurer le poste, par exemple afin de spécifier les droits d'accès qui lui sont attachés", précise Christophe Raymond (photo), directeur technique chez Cegid. Autrement dit, n'importe quel PC équipé d'un navigateur permet de lancer une application. Toutefois, la taille importante du run-time à télécharger initialement en réserve l'usage aux applications d'entreprises.

Au moins trois technologies concurrentes cherchent à s'imposer sur le créneau du client riche autonome : Eclipse RCP (décliné par IBM avec l'offre Workplace Client Technology Rich Edition), Windows Smart Client chez Microsoft, ainsi que Swing et Java Web Start chez Sun (notre article). 

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