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INFRASTRUCTURE

Disponibilité, reprise d'activité, service : la virtualisation à la rescousse

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 31/10/2006 - indexel.net
 

La virtualisation de serveurs est souvent au coeur des projets de consolidation. Elle permet de réaliser des économies d'infrastructure mais facilite également les plans de reprise d'activité et constitue une alternative aux architectures en clusters.

 

1. Simplifier le plan de reprise d'activité

La virtualisation intègre des fonctions qui permettent, à moindre coût, une reprise rapide en cas de panne ou de sinistre. Ces fonctions s'appuient sur le fait qu'une machine virtuelle, simple et rapide à configurer, est indépendante de la plate-forme matérielle qui l'héberge. Son image peut être réduite à un fichier que l'on déplace à loisir. Il n'est même pas obligatoire que le serveur de production soit virtualisé. "S'il ne l'est pas, on exploite à 100 % les ressources physiques, alors que VMware ESX en consomme une partie non négligeable", explique Philippe Letreulle, directeur technique d'Orbytes. Concrètement, l'assistant VMware P2V, qui signifie "Physical to Virtual", est capable d'extraire d'une machine physique une machine virtuelle qui peut ensuite être transférée très rapidement sur un autre serveur. Seul ce dernier exécute donc l'outil de virtualisation VMware ESX.

"On réalise alors des économies sur le matériel car il suffit d'un seul serveur de secours pour plusieurs machines physiques", précise Philippe Letreulle (photo). Pour sa part, la fonction VMotion de VMware réalise le transfert d'une machine déjà virtualisée, d'un serveur physique à un autre. P2V et VMotion facilitent la mise en oeuvre d'un plan de reprise d'activité (PRA). Il suffit en effet de déplacer sur un site distant les bases de données et les fichiers correspondant aux machines virtuelles, puis de relancer celles-ci. Le cas échéant, il est même possible d'en réaliser des copies synchrones via des outils tiers fournis par EMC ou Symantec, ce qui permet un redémarrage instantané.

2. Assurer une tolérance aux pannes

Indirectement, la virtualisation permet de minimiser l'effort lorsque l'on veut améliorer la disponibilité des applications. Il est en effet plus facile et plus économique de constituer une grappe de deux gros serveurs hébergeant de multiples machines virtuelles, que de doubler autant de petits serveurs physiques. Ce gros serveur est en outre plus fiable que des produits d'entrée de gamme, ses composants clés étant systématiquement redondants. D'autre part, P2V et VMotion constituent une alternative économique aux architectures en grappes (clusters) : en cas de panne d'un serveur, on transfèrera sur un autre matériel, les machines virtuelles orphelines. Dans cette optique, on préfèrera toutefois la fonction VMware HA (comme High Availability), annoncée début 2006, qui automatise la migration des machines virtuelles sur un serveur valide, selon des règles de priorité paramétrables.

"Lorsqu'un serveur réel s'arrête, les autres le voient et l'un d'entre eux redémarre les machines virtuelles et les applications, du moins s'il y est autorisé", explique Sylvain Siou (photo), directeur technique de VMware France. Le délai de bascule est toutefois nettement plus long. "Avec VMotion ou HA, ce délai est de l'ordre de dix minutes, contre une à deux minutes dans le cas d'un cluster, avec lequel le système d'exploitation n'a pas besoin d'être relancé", précise Philippe Letreulle. Autre inconvénient, la méthode n'est pas aussi universelle que les clusters. "Elle est adaptée aux services techniques ou à certaines applications mais pas aux bases de données car celles-ci requièrent une ré-indexation au redémarrage", précise Sylvain Siou.

3. Améliorer la qualité de service

Enfin, la virtualisation permet d'améliorer la qualité de service des applications critiques. La fonction Distributed Resource Scheduler (DRS), également annoncée cette année par VMware, offre en effet une alternative à la fonction d'équilibrage de charge de certains clusters. Elle transfère automatiquement les machines virtuelles, d'un serveur physique à l'autre, non plus en cas de panne mais en fonction de critères plus sophistiqués comme la consommation CPU ou mémoire. Lorsqu'un serveur exécutant une application critique approche de la saturation, on pourra ainsi transférer dynamiquement les machines virtuelles sur un matériel plus puissant.

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