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INFRASTRUCTURE

Flex 2.0 : l'alternative à Microsoft WPF

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Par Frédéric Bordage le 06/09/2006 - indexel.net
 

La technologie Flex d'Adobe permet de créer des applications métiers ergonomiques et portables en un temps record en s'appuyant sur une architecture de client riche. Reste à convaincre les développeurs.

 

Depuis son rachat par Adobe, Macromedia a largement fait évoluer ses technologies Flash et Flex, au point qu'elles permettent aujourd'hui de développer des applications de gestion. "Les efforts d'Adobe pour fournir des outils avancés autour du format Flash tendent à en faire un format universel pour le développement d'applications portables et cross-media (vidéo, son)", explique Nicolas Perriault, consultant chez Clever Age.

 

Générer des applications à la volée

 

"Flex 2.0 propose une alternative à WPF/E de Microsoft", explique Jeremy Chone (photo), directeur produit et stratégie pour Flex et Coldfusion. Windows Presentation Framework Embedded (WPF/E) et le langage associé XAML permettent de développer des clients riches internet (Rich Internet Application - RIA) et des clients riches pour poste de travail (Rich Desktop Application - RDA). Flex 2.0 propose donc également une alternative aux solutions d'IBM et Eclipse qui défendent le concept de RDA (Rich Desktop Application), et de Google et Yahoo ! qui parient sur les RIA  AJAX (Rich Internet Application).

 

La plate-forme de développement d'Adobe est essentiellement composée d'un langage XML, de composants graphiques pré-développés, et d'un compilateur. Le langage MXML permet de créer les écrans d'une application en assemblant entre eux des composants graphiques (menu, grille de données, graphique, etc.). Ces composants interrogent des services métiers, locaux ou distants. Les développeurs ont le choix entre compiler l'application - qui se connecte alors directement depuis le poste utilisateur sur des services web distants sans passer par un serveur, ou alors d'utiliser les différents serveurs Flex pour générer l'application à la volée et disposer de fonctionnalités avancées. Dans tous les cas - compilation préalable ou via un serveur Flex - les applications s'exécutent sur le PC de l'utilisateur, au sein du lecteur Flash 9.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une technologie mature et simple à mettre en oeuvre

 

Plus simple à mettre en oeuvre que Java EE et .NET et plus riche que les RIA basés sur AJAX, Flex présente un réel intérêt d'un point de vue technique. MXML est un langage ouvert et ActionScript (le langage de développement associé à Flash) "a fait d'énormes progrès depuis ses premières versions. La dernière édition (3.0) respecte presque complètement les spécifications du standard ECMAscript. Elle repose en outre sur un modèle objet robuste et complet : typage fort, orienté objet, compilateur JIT, etc.", note Nicolas Perriault.

 

Adobe se distingue aussi grâce à la popularité de Flash. "Java a échoué sur le poste client car les éditeurs n'ont pas réussi à diffuser assez vite leur machine virtuelle (JVM). A l'inverse, 97 % des ordinateurs dans le monde sont déjà équipés d'un lecteur Flash", indique Frédéric Massy (photo), responsable Marketing Solutions Entreprises chez Adobe. Selon l'éditeur, il ne lui faudra qu'un an pour mettre à jour 80 % de sa base installée. Flex semble donc la seule technologie de client riche largement répandue sur le poste client. XUL de la fondation Mozilla est peu diffusée et XAML de Microsoft n'est pas encore disponible.

 

Convaincre les entreprises et les développeurs

 

Confiant sur les qualités de sa technologie, Adobe va cependant devoir convaincre les entreprises et les développeurs. Du côté des entreprises, l'éditeur a accumulé de belles références, notamment dans le secteur de l'informatique : Google, Yahoo !, SAP ou Oracle. Les industriels s'y intéressent également de près. Les tableaux de bord des voitures Jaguar reposent par exemple sur Flash.

 

"L'adoption de Flash / Flex ne représente pas un risque important pour les entreprises, à la condition de se doter des compétences ad-hoc. Or, la communauté de développeurs Flex est relativement restreinte comparée à celles qui gravitent en permanence autour des projets libres. Il est donc impératif de prendre en compte le coût de formation et de support technique lié à l'utilisation d'une solution propriétaire", estime Nicolas Perriault (photo). Pour convaincre les développeurs de ne pas recourir à des technologies concurrentes, Adobe propose des outils de développement évolués et gratuits pour certains. Les développeurs les moins argentés peuvent s'appuyer sur le Flex 2.0 SDK. Gratuit, ce kit de développement intègre un compilateur et un débogueur en ligne de commande ainsi que des librairies ActionScript 3.0 qui accélèrent la création des applications. Ce kit est suffisant pour créer et exécuter gratuitement une application Flex.

 

Gagner en productivité

 

Les développeurs qui souhaitent disposer d'une infrastructure complète peuvent se tourner vers les différents serveurs Flex (qui eux ne sont pas gratuits). Le premier, Flex Charting, facilite la création de graphiques. Le second, Flex Data Services (FDS), gère les communications entre le client Flash et le serveur Flex et permet donc d'accéder aux données et aux services en respectant une architecture orientée service (SOA) ou une architecture orientée événement (Event Based Architecture ou EBA). Il supporte les transactions ACID et masque complètement la plomberie des communications. "Il permet aux développeurs d'appliquer les concepts de SOA / EBA directement au sein d'un client riche internet", résume Jeremy Chone. Pour gagner en productivité, les développeurs peuvent également s'appuyer sur Flex Builder, un plug-in pour Eclipse commercialisé 449 euros (669 euros avec Charting). Le serveur Flex Data Services 2 est commercialisé 18 500 euros par processeur. Une version "Express" gratuite de FDS (limitée à un seul CPU) permet de développer et tester le projet avant d'investir dans les licences de déploiement.

 

 
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