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INFRASTRUCTURE

Flux applicatifs critiques : quelles priorités ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 01/12/2004 - indexel.net
 

Sur un réseau reliant plusieurs sites, il est souvent nécessaire de prioriser les flux applicatifs les plus critiques. On doit alors choisir entre classes de services gérées par les opérateurs de VPN/IP et boîtiers dédiés, maîtrisés en interne.

 

Les différentes applications d'une entreprise ont des exigences extrêmement variables en termes de disponibilité et de temps de réponse. Les e-mails supportent aisément un délai de latence de quelques minutes. Les applications intranet acceptent à la rigueur un temps de réaction de quelques secondes. Les applications métiers les plus critiques doivent répondre presque instantanément, du moins à l'échelle humaine. Quant aux flux de téléphonie sur IP, ils sont encore plus exigeants : les paquets de données devant arriver en flux presque continu, c'est-à-dire avec un décalage de quelques millisecondes.

 

Deux types de solutions

 

Sur un réseau local, l'Ethernet 100 Mbit/s en mode commuté, technologie désormais banalisée, permet généralement de véhiculer tous ces flux. Mais sur un réseau étendu reliant les différents sites d'une entreprise, la bande passante reste comptée. Il existe alors deux types de solutions. L'une consiste à souscrire un service de VPN/IP (réseau privé virtuel) chez un opérateur, accompagné d'une option de gestion de la qualité de service. L'autre revient à déployer un ou plusieurs boîtiers dédiés à la priorisation des flux.

 

Opter pour un VPN/IP avec classes de services

 

La solution du réseau privé virtuel est la plus simple et généralement la moins coûteuse. France Télécom, Neuf Télécom, Cegetel, Colt Télécom et autres Easynet accompagnent en effet leurs offres de VPN/IP d'une option de priorisation des flux selon quatre ou cinq niveaux (ou classes de services). Son coût : environ 150 euros par site et par mois. "Nos clients commencent généralement sans aucune classe puis s'aperçoivent que certaines applications en ont besoin. Finalement, un projet sur deux comprend un volet de priorisation des flux", affirme Jean-Jacques Vigne (photo), chef de produits chez Colt Telecom. Concrètement, chaque paquet de données sortant d'un site via un routeur pour entrer sur le réseau de l'opérateur se verra allouer un niveau de priorité selon la nature de l'application. En fonction de ce niveau, aussi bien le routeur que les équipements situés au coeur du réseau de l'opérateur lui donneront ou pas la priorité. Par exemple, les flux voix passeront en premier, à concurrence d'un certain pourcentage de la bande passante totale. Tandis que les paquets correspondant à l'envoi d'e-mails seront éventuellement stoppés (et automatiquement réexpédiés plus tard). Ce type de solution est à réserver aux entreprises - les plus nombreuses - dont les besoins sont assez basiques et qui souhaitent externaliser au maximum la prise en charge de leur réseau.

 

Des boîtiers dédiés à la priorisation des flux

 

L'alternative aux VPN/IP réside dans des boîtiers fournis par Packeteer, Allot, Streamcore ou Ipanema. Leur prix démarre à 2 500 euros. Sur un réseau très hiérarchisé (avec un ensemble de petits sites accédant exclusivement aux applications hébergées sur un site central), on peut se contenter d'un seul de ces boîtiers qui priorisera les paquets de données en fonction du type de flux, des sites, des utilisateurs, voire des heures de la journée. Toutefois, dans le cas d'un réseau "any to any", où les sites secondaires dialoguent donc entre eux, il faut installer un boîtier sur chaque site, ce qui grève le coût. Mais les avantages par rapport aux classes de services des VPN/IP sont réels. "Tout d'abord, l'entreprise a la main sur l'équipement, ce qui lui permet de réagir très rapidement à un engorgement dû, par exemple, à l'apparition d'un nouveau flux comme le peer to peer. Avec les classes de services, il est toujours possible de demander des modifications à l'opérateur mais le processus est plus complexe", explique Emmanuel Cabon (photo ci-dessus), responsable avant-vente chez l'intégrateur Arche.

 

Ces boîtiers se montrent en outre plus puissants et plus intelligents. "En amont, nos produits de la gamme PacketShaper permettent d'identifier automatiquement 420 flux applicatifs différents. Ensuite, ils les priorisent avec des mécanismes bien plus fins que ceux des routeurs installés par les opérateurs. On peut en outre mettre en oeuvre autant de niveaux de priorité que d'applications. Enfin, ils sont capables de compresser les données", argumente Eugène K'Dual (photo), directeur général de Packeteer. Ces produits intéresseront d'abord les entreprises dont les besoins sont complexes et fluctuants, ainsi que celles qui considèrent leur opérateur comme un simple fournisseur de tuyaux. Mais ils séduiront aussi celles qui ne souhaitent pas opter pour une offre de VPN/IP, par exemple pour faire l'économie d'une migration d'un réseau existant basé sur du Frame Relay ou des liaisons louées. Enfin, bien que les deux approches soient plutôt concurrentes, il faut noter que le recours aux boîtiers dédiés vient parfois compléter la mise en oeuvre de classes de services gérées par les opérateurs.

 
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