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INFRASTRUCTURE

Gigabit jusqu'au PC : entre mirage marketing et tendance lourde

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 23/02/2005 - indexel.net
 

Les constructeurs poussent les entreprises vers le Gigabit Ethernet jusqu'aux PC, soit un débit dix fois supérieur au traditionnel Ethernet 10/100. Le discours est aujourd'hui empreint d'arrière-pensées marketing mais il fera son chemin. Analyse en trois points.

 

1. Des annonces produits et un discours marketing agressif

 

L'Ethernet 100 Mbit/s est banalisé dans les entreprises depuis plus de cinq ans, époque à laquelle le Gigabit Ethernet commençait à envahir les salles informatiques où il raccorde aujourd'hui les serveurs à l'épine dorsale du réseau. Aujourd'hui, les constructeurs poussent le Gigabit de bout en bout, donc jusqu'au poste de travail. Depuis la mi-2004, on assiste ainsi, chez 3Com, Cisco ou Alcatel, à une vague d'annonces de châssis et commutateurs clairement positionnés sur ce créneau.

 

"La plupart des PC aujourd'hui commercialisés intègrent une interface Gigabit. Et sur certains châssis, nous vendons déjà plus de cartes Gigabit, donc 10/100/1000 que de cartes 10/100, ce qui s'explique notamment par un surcoût d'à peine 10 à 15 %. D'autant que, côté câblage, le traditionnel catégorie 5 est suffisant, à ceci près que l'on utilise deux paires de cuivre au lieu d'une", affirme Jean-Marc Barozet (photo), consultant chez Cisco. Même son de cloche chez 3Com qui cite des surcoûts certes plus importants mais encore raisonnables, dans la mesure où les commutateurs 10/100 ont atteint des prix très bas. Par exemple, sur la cible des TPE, un Office Connect 8 (8 ports 10/100) est vendu 55 euros par 3Com, alors que sa déclinaison avec 8 ports 10/100/1000 (lancée fin 2004) coûte 151 euros. Attention toutefois, quand on monte en gamme, l'écart se creuse. Il faut compter 3000 euros pour un commutateur administrable 3Com modèle 3870 (24 ports 10/100/1000), soit le double du 4400 (24 ports 10/100).

 

Pour sa part, Emmanuel Cabon (photo), responsable du développement des solutions et services chez Arche, met en garde contre un calcul trop rapide : "l'adoption du Gigabit sur les PC et commutateurs peut avoir un impact sur l'ensemble du réseau. En particulier, il peut s'avérer nécessaire de faire évoluer son coeur, ainsi que les serveurs, vers le 10 Gigabit Ethernet dont le coût reste très élevé".

 

2. Des besoins applicatifs généralement satisfaits avec le 10/100

 

Les constructeurs eux-mêmes l'admettent, rares sont encore les applications ayant besoin du Gigabit jusqu'au PC. "Il apporte quelque chose lorsque les entreprises centralisent les sauvegardes des disques des postes de travail", avance Jean-Marc Barozet. Et il est vrai que ces postes ne sont jamais raccordés au SAN, conçu notamment pour transporter ces flux de sauvegardes. "Mais la tendance étant à la centralisation des données sur des serveurs, il sera de moins en moins pertinent de sauvegarder les disques locaux", rétorque Emmanuel Cabon (Arche).

 

Pour sa part, Philippe Gambet (photo), directeur technique de 3Com, évoque la qualité de service : "avec du Gigabit de bout en bout, la bande passante est si large qu'il n'est plus nécessaire de mettre en oeuvre les mécanismes de priorisation des flux temps réel". Et il reste un petit noyau d'applications qui ont réellement besoin d'une très large bande passante. "Nous avons quelques appels d'offres de centres de calculs dans lesquels chaque PC se comporte pratiquement en serveur", évoque Emmanuel Cabon. De même, les transferts de très gros fichiers, par exemple CAO, se comptent parfois en minutes sur un réseau Ethernet 10/100.

 

3. Le Gigabit assure la pérennité des investissements

 

Il reste que l'augmentation de la bande passante finit toujours par être exploitée. Une entreprise équipant un nouveau site ou sur le point de renouveler son infrastructure doit donc sérieusement se poser la question. "L'amortissement d'un équipement réseau s'étalant sur trois à cinq ans, le choix du Gigabit garantit la pérennité de l'investissement", estime ainsi Jean-Marc Barozet. Cet argument sera de plus en plus sérieux au fur et à mesure que les coûts baisseront. Bien qu'il critique le discours marketing des constructeurs, Emmanuel Cabon admet d'ailleurs lui-même que "l'évolution vers le Gigabit est inévitable". Mais de conclure : "le phénomène sera beaucoup plus progressif que lors du passage du 10 au 100 Mbit/s".

 

 
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