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INFRASTRUCTURE

Virtualisation : à bas les idées reçues !

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Par Alain Bastide le 30/03/2011 - indexel.net
 
Virtualisation-des-infrastructures

Technologie de pointe et source d’économies, la virtualisation évolue en permanence. L’occasion de remettre vos pendules à l’heure, loin des promesses irréalistes de certains éditeurs.

 

1. On ne virtualise que les serveurs et les postes de travail

Faux. Aujourd'hui, on virtualise tout : des bandes de sauvegarde aux téléphones mobiles en passant par les commutateurs. VMware propose par exemple d'exécuter deux téléphones virtuels sur un seul terminal mobile pour isoler l'usage professionnel de l'usage privé (notre article : VMware virtualise deux téléphones mobiles en un). Dans un autre domaine, Cisco et VMware (notre article : Commutateur vituel, six questions sur un concept en pleine évolution) virtualisent déjà des commutateurs (switch) depuis plus de quatre ans. Et les librairies de bandes magnétiques (VTL) sont désormais émulées au-dessus de disques durs capacitifs.

2. Il est impossible d'utiliser un poste de travail virtualisé sans connexion réseau

Faux. Depuis peu, View 4.5 de VMware permet d'utiliser un poste de travail virtualisé sans connexion avec le serveur, depuis n'importe quel terminal, de n'importe où, n'importe quand : même en avion ou dans une zone blanche dépourvue de couverture ADSL ou 3G ! Techniquement, il n'y a pas de magie. VMware installe la machine virtuelle (qui s'exécute normalement sur le serveur) sur le poste de travail. Les modifications effectuées en mode déconnecté sont répercutées en mode différentiel dès que l'utilisateur se reconnecte. (Lire aussi : VMware 4.5 déconnecte les postes de travail virtuels).

3. Les postes de travail virtualisés sont moins ergonomiques

Absolument pas puisqu'ils proposent exactement les mêmes logiciels. Si l'infrastructure serveur et la qualité de la bande passante sont dimensionnées correctement, un poste de travail virtuel peut même être plus rapide qu'un ordinateur local. Par ailleurs, la centralisation des machines virtuelles facilite l'administration des postes qui sont plus faciles à mettre à jour et à sauvegarder. L'utilisateur dispose donc d'une machine plus fiable et plus performante.

4. La virtualisation des serveurs permet d'atteindre des taux de consolidation très élevés

Vrai, en théorie. Mais dans la pratique, les rares études à s'intéresser à cet indicateur constatent le contraire. Un cœur de processeur n'exécuterait en moyenne que deux machines virtuelles et 30 % de la mémoire vive allouée serait inutilisée (notre article : Virtualisation - état des lieux des bonnes et moins bonnes pratiques). Les gains de densité de machines virtuelles par serveur seraient essentiellement dus à l'accroissement de la puissance du matériel et non à une meilleure allocation des ressources physiques.

Tristan Labaume"On constate très souvent chez nos clients que le nombre de serveurs après virtualisation est très nettement supérieur – de 20 à 100% – au nombre initial, c'est ce que nous appelons la démultiplication spontanée des serveurs virtuels" explique Tristan Labaume (photo), directeur général de Greenvision. "Les administrateurs ont souvent tendance à créer un serveur dès que le besoin s'en fait sentir au détriment des coûts d'exploitation et de licences. La seule solution pour éviter cette dérive consiste à conditionner la mise en production d'un serveur virtuel par un processus d'achat", ajoute-t-il.

5. Il est plus difficile d'atteindre un haut niveau de disponibilité pour des serveurs virtualisés

Au contraire. Il est en effet plus facile et plus économique de constituer une grappe de deux gros serveurs hébergeant de multiples machines virtuelles, que de doubler autant de petits serveurs physiques. Ce gros serveur est en outre plus fiable que des produits d'entrée de gamme, ses composants clés étant systématiquement redondants. Par ailleurs, si dix serveurs sont virtualisés sur une seule machine, un seul serveur physique de secours est nécessaire au lieu de dix. Cela coûte donc moins cher ! (notre article : Disponibilité, reprise d'activité, service : la virtualisation à la rescousse ! ).

6. La virtualisation permet d'économiser sur les coûts de licence

Chaque éditeur propose sa propre grille de tarifs en facturant à l'utilisateur, au processeur, à la connexion, etc. Il y a quelques années, les écarts pouvaient être très importants entre architecture physique et virtualisée. Aujourd'hui, le coût de revient est relativement identique. Il faut cependant bien étudier les conditions des licences pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Les économies financières ne se font pas sur les coûts de licences mais plutôt sur la facilité d'administration et l'efficience énergétique des serveurs.

7. La virtualisation est un dossier technique

Christophe Loba Green IT AddictPas seulement ! Il est si facile et si rapide de déployer un serveur virtuel que de nombreuses entreprises constatent une inflation importante de leur nombre de serveurs. "Avant même d'aborder les aspects techniques, il est indispensable de mettre en place une méthodologie très stricte qui permettra de tenir l'inventaire des machines déployées afin de les dé-provisionner dès qu'elles n'ont plus d'utilité" explique Christophe Loba (photo), fondateur de Green IT Addict.

8. La virtualisation réduit la consommation électrique des serveurs

Oui. Mais à deux conditions : déprovisionner les machines qui n'ont plus d'utilité et optimiser la charge des serveurs physiques. Dans le cas contraire, ce sont surtout les évolutions du matériel – performance par watt des processeurs, efficacité de l'alimentation électrique, etc. – qui feront la différence. "La réalité des infrastructures de virtualisation montre que le gain énergétique, bien que réel, est loin du discours des éditeurs. On constate plus souvent un gain de 20 % que le gain tout à fait idéal de 80 % annoncé par certains" explique Tristan Labaume. De plus, la haute densité électrique des équipements destinés à héberger les serveurs virtuels pose de réels problèmes d'urbanisation aux exploitants de datacenter si ces derniers ne sont pas en mesure de fournir le haut niveau de puissance nécessaire.

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