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INFRASTRUCTURE

Hyperviseurs pour PC : vers une révolution dans la gestion des parcs

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 17/06/2009 - indexel.net
 
Virtualisation.des.PC

Installer un hyperviseur sur le poste de travail n'est pas une idée nouvelle mais une autre forme émerge. Couplée à la virtualisation des PC sur un serveur, elle combine gestion simplifiée du parc et fonctionnement en mode déconnecté.

 

Depuis des années, il existe des hyperviseurs tournant sur les postes de travail, tels que VMware Workstation ou Sun VirtualBox. C'est même ainsi que la virtualisation a démarré, du moins dans le monde x86. Mais ce qui se profile actuellement relève d'une nouvelle étape, majeure, dans la gestion des PC et même, dans l'évolution de leur architecture. La Xen Client Initiative (avec notamment Citrix et Intel) d'un côté, VMware de l'autre, préparent en effet des hyperviseurs destinés à garantir une totale indépendance entre la couche matérielle du PC et le (ou les) systèmes d'exploitations qui l'animent. Ces hyperviseurs sont dits de type 1 dans la mesure où ils attaquent directement la couche matérielle, alors que le vénérable VMware Workstation, dit de type 2, s'installe au dessus de Windows. Les conséquences sont énormes.

Gommer l'hétérogénéité du parc informatique

"On peut désormais déployer une image du système totalement indépendante du matériel, ce qui gomme entièrement l'hétérogénéité du parc. On peut même installer plusieurs images sur le même PC, par exemple deux Windows, l'un pour un usage personnel, l'autre professionnel", explique Guillaume Le Tyrant (photo), responsable marketing produits Europe du sud chez Citrix. D'autre part, l'image du système est techniquement identique à celle qu'héberge un hyperviseur installé sur un serveur, dans une infrastructure de type PC virtuels. Cela veut dire que les deux concepts peuvent aisément se compléter.

Il est ainsi possible de déplacer à loisir cette image, du serveur vers le PC, par exemple dans le cas d'un portable ayant besoin de fonctionner en mode déconnecté, ou d'une application ayant ponctuellement besoin de plus de puissance. Cela implique des mécanismes de synchronisation de cette image, au moment de la re-connexion, qui sont prévus aussi bien par la Xen Client Initiative que par VMware. En somme, le PC resterait virtualisé mais voyagerait, en fonction des besoins, entre le serveur et différents PC physiques, tantôt fixes, tantôt portables, tantôt personnels, tantôt professionnels.

Inscrire l'hyperviseur dans le silicium

Pour autant, l'installation d'un hyperviseur de type 1 sur un PC pose quelques problèmes techniques. Le PC doit en effet démarrer sur cet hyperviseur. Avec les PC existants, c'est possible en l'installant sur le disque, en partition zéro, ce qui implique une lourde reconfiguration de l'ensemble du parc informatique. Un projet dans lequel peu d'entreprises se lanceront. Seconde possibilité : placer l'hyperviseur dans le Bios ou plutôt, à sa place, dans une mémoire Flash configurée en usine, ce qui impose la complicité des constructeurs. C'est ce qui se profile, puisque HP et Dell (ainsi que nVidia et AMD) font aussi partie de la Xen Client Initiative. De cette façon, les entreprises exploiteront progressivement et naturellement les possibilités d'un hyperviseur de type 1, au fur et à mesure qu'elles renouvelleront leur parc.

De son côté, VMware parle également d'inscrire l'hyperviseur dans le silicium mais n'évoque aucune adhésion à la Xen Client Initiative. "Notre approche se basera sur la technologie VPro d'Intel qui adresse déjà une partie du problème", se contente d'affirmer Sylvain Siou (photo), directeur technique chez VMware. VPro inclut bien une technologie dite Virtualization Technology, qui permet d'activer des programmes exécutables baptisés appliance virtuels dont le rôle est de surveiller le système d'exploitation. Mais elle n'est a priori pas prévue pour accueillir un hyperviseur.

En attendant un véritable hyperviseur de type 1, VMware propose une alternative dont l'avantage se limite au support du mode déconnecté. Elle consiste à combiner VMware ACE, alias Enterprise Desktop Management (qui permet l'exécution d'une machine virtuelle dans un "player" et non pas dans un véritable hyperviseur) et VMware View 3 (l'infrastructure de PC virtuels qui a succédé à VMware VDI). "Avec View 3, il est possible de détacher, vers le poste client, des PC virtuels exécutés par un serveur, puis d'opérer une synchronisation lors de le reconnexion", précise Sylvain Siou.

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