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INFRASTRUCTURE

Le PC virtuel façon VDI peine à s’imposer

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 20/04/2011 - indexel.net
 
Pc-virtuel-VDI

Souvent présenté comme la synthèse idéale entre PC lourd et publication d'applications vers des clients légers, le poste de travail virtuel façon VDI ne décolle pas. En cause, une complexité sous-évaluée et des gains surestimés.

 

1. Un concept initialement séduisant

Un PC qui reste basé sur un système d'exploitation et des applications, mais virtualisé sur un serveur avec un déport de son affichage sur un client léger, telle est l'idée du concept de VDI (Virtual Desktop Infrastructure). L'idée semblait réconcilier les avantages de la classique publication d'applications avec déport d'affichage – réduction des coûts de possessions et administration centralisée – et les possibilités de personnalisation du PC classique. "Mais les déploiements restent limités, en dépit de tendances comme la centralisation des infrastructures, le besoin accru de mobilité et de télétravail et l'émergence de nouveaux types de terminaux", constate Hubert Guigue, consultant senior chez Solucom.

2. Des projets différés car lourds à mettre en œuvre

Philippe BreiderLes principaux fournisseurs avancent un retard dû à la lourdeur des projets. Philippe Breider, business development manager end user computing chez VMware (photo), affirme ainsi que "ces projets sont plus longs que pour la virtualisation de serveurs." Beaucoup de déploiements seraient en cours mais pas encore visibles. À cela plusieurs raisons, répond Hubert Guigue : "Le VDI nécessite la mise en place d'infrastructures serveur et stockage conséquentes voire une mise à niveau du réseau". La crise a certes freiné les investissements mais le mal est peut-être plus profond.

3. Un coût élevé et un ROI moins évident que prévu

Christophe CorneSelon le cabinet d'études Gartner, quand le PC classique affiche un coût de possession de 100, un PC virtuel est à 50 et la publication d'applications est à 25. "Il faut deux fois plus de ressources matérielles par machine virtuelle en VDI qu'en publication d'applications", explique Christophe Corne, président du directoire de Systancia (photo). Autre lacune, utilisé seul, VDI facilite seulement le déploiement du système, sans traiter le déploiement et le cycle de vie des applications. De plus, pour réduire les coûts, les premiers projets consistent à recycler les PC en guise de client léger. Or, avec cette vue à court terme, on ne profite pas d'une réduction des coûts de maintenance et de consommation électrique que procurent les véritables clients légers. "Ceux-ci sont en fait introduits au fur et à mesure du renouvellement du parc", note Philippe Breider.

4. Des usages restreints par des freins technologiques

Un autre frein est lié à la maturité technologique de VDI, qui reste mal adapté aux applications multimédia ou 3D, bien que les constructeurs aient annoncé des solutions en 2009 et 2010, comme les protocoles PCoIP (VMware) ou HDX (Citrix). "PCoIP ne résout pas tout, à cause d'une problématique de bande passante réseau", admet Philippe Breider. Autre frein, VDI impose une connexion, ce qui pose problème pour les PC portables. Les applications de communication unifiée sont également à la peine. "VDI n'est donc pas vu comme une solution universelle mais seulement comme une réponse à certaines problématiques métiers", constate finalement Philippe Breider. Parmi ces problématiques : réponse à des pics d'activité, accès au système d'information de l'entreprise par des partenaires ou des clients, ou via des tablettes, pour des populations VIP ou nomades. "Le VDI répond également au concept d'AVOP, comme Apportez Vos Outils Personnels", ajoute Hubert Guigue.

5. Des obstacles qui seront difficilement levés

hubert guigueChacun des écueils mentionnés a sa solution... sur le papier. Par exemple, des solutions gérant le mode déconnecté sont apparues fin 2010. C'est Local Desktop de VMware ou XenClient chez Citrix, qui consistent à synchroniser lors de chaque connexion au réseau une machine virtuelle locale avec celle qui est située sur le serveur. "Ces solutions doivent encore faire leur preuve", estime Hubert Guigue (photo).

D'autre part, VDI adresse le déploiement des applications, une fois couplé à la virtualisation ou à la publication d'applications. Chez VMware, il s'agit de ThinApp, qui permet de construire des packages applicatifs diffusés en streaming. Pour leur part, Citrix ou Systancia intègrent au sein d'une même offre, VDI et publication d'applications. Dans tous les cas, il devient possible en quelques clics de configurer à la fois le système et les applications d'un PC virtuel. Ce couplage induit en outre une meilleure mutualisation des ressources, donc une baisse du coût de VDI.

"Mais même si les progrès sont réels, VDI reste plus gourmand en ressources, en particulier en stockage et en entrées/sorties", affirme Hubert Guigue. D'autant que certaines populations ont besoin de PC virtuels entièrement personnalisables, donc sans publication ni virtualisation d'applications. Et Hubert Guigue de conclure : "Le périmètre des projets VDI va progressivement s'élargir mais sa généralisation n'est plus à l'ordre du jour".

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