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INFRASTRUCTURE

Le poste de travail virtuel sauvé par le cloud

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 03/07/2013 - indexel.net
 
Cloud-sauveur

Le poste de travail virtuel a séduit des secteurs comme la santé ou l’enseignement. Sa généralisation pourrait passer par des offres Cloud de type desktop as a service (DaaS) qui en masquent la complexité.

 

Les entreprises ont massivement virtualisé leurs serveurs et l'on imaginait naguère qu'il en irait de même pour les PC. Ainsi, les architectures de type VDI (virtual desktop infrastructure) mises en œuvre dans VMware View ou Citrix XenDesktop devaient mettre au rencard le client lourd. "VDI a plutôt été adopté dans des niches de marché, la faute à des coûts d'infrastructures et de licence importants", diagnostique Hubert Guigue, manager chez Solucom. Des secteurs comme la santé, l'enseignement ou les centres de contact l'ont effectivement adopté, de même que les DSI de grandes entreprises, par exemple pour le développement. Mais le PC classique est resté roi. Parmi les autres freins : la nécessité de gérer une ferme de serveurs avec un grand nombre de machines virtuelles et la complexité des technologies de thin provisioning ou de virtualisation des applications, associées au VDI.

Le cloud lève les principales contraintes

Thomas BordesCes inconvénients s'émoussent lorsque les infrastructures sont confiées à un prestataire qui prend en charge tous les aspects technologiques dans le cadre de services DaaS (desktop as a service). De plus, l'externalisation permet de supporter la mobilité sans avoir à gérer la problématique réseau. "D'autant que le poste de travail virtuel est le seul moyen d'avoir un bureau déplaçable sur tous les types de terminaux - PC, tablettes et smartphones", ajoute Thomas Bordes (photo), responsable marketing utilisateur final chez Dell Computer.

Une offre entre DaaS véritable et service managé

Hubert Guigue Pour l'heure, l'offre est très disparate. "Il faut distinguer le DaaS pur et des offres managées proposées par IBM ou HP, tandis que Dell propose toute la palette", explique Hubert Guigue (Solucom). Le mode managé sous-tend une infrastructure éventuellement hébergée mais qui reste dédiée à chaque client. "L'idée est alors d'aller vite et de profiter de l'expertise VDI du prestataire", considère Hubert Guigue (photo).

De plus en plus, le DaaS s'adresse aux PME. C'était le cas des offres
GridRiver de DotRiver ou Virtual Desktop for Smart Business d'IBM. Mais depuis quelques mois, les rangs de la concurrence se gonflent. La toute jeune offre DVS (Desktop Virtualization Solution) Simplified de Dell prend deux formes : d'une part un appliance prêt à l'emploi, d'autre part, une offre DaaS dont l'hébergement est confié en France à Quadria. "Ce partenaire est accrédité par de nombreuses administrations françaises mais Dell reste l'interlocuteur privilégié", précise Thomas Bordes.

Des offres plus globales qui couvrent tous les aspects

Luc de ClerkLancée en production courant juin 2013, l'offre ViSpace d'Econocom repose pour sa part sur les technologies de VMware et de Citrix et supporte également les terminaux mobiles. Elle inclut un portail qui expose les applications en fonction du terminal qui se connecte. "Cet App-Store privé donne accès aux applications natives et à des services SaaS comme Google Apps", précise Luc de Clerck (photo) directeur des services d'Econocom.

Certains services de DaaS sont en outre intégrés dans des offres plus globales. Cloud Temple d'Intrinsec ou le Forfait Informatique d'Orange Business Services couvrent tous les aspects du système d'information. Elles se justifient par la difficulté à séparer le poste de travail du reste du système d'information. "Si le parc existant comprend de nombreuses applications métiers internes en client lourd, la migration vers le DaaS générera un trafic important entre le prestataire et le datacenter de l'entreprise", précise Hubert Guigue.

Une reprise de l'existant techniquement simple

Franck DubrayLes prestataires de services DaaS offrent toutefois des facilités pour reprendre l'existant. "Assez simple, la partie technique d'une telle migration consiste par exemple à reprendre les masters Windows. L'effort porte davantage sur la coordination avec les métiers afin de déterminer qui accède à quelle application", précise Franck Dubray (photo), directeur général d'Intrinsec. Econocom donne pour sa part la possibilité de reprendre des licences Microsoft existantes. D'autre part, 95 % des applications existantes peuvent être intégrées au portail du service ViSpace.

Une tarification par poste et par mois

Les grilles tarifaires prévoient un coût mensuel ou annuel, par poste de travail. Chez Dell par exemple, il est inférieur à 400 $ par an et par poste, soit moins de 33 € par mois. Chez Intrinsec, on parvient sensiblement au même tarif. "Si l'on intègre le poste lui-même, le stockage des masters et des profils des utilisateurs, ainsi que les licences Windows, on arrive à 30 à 40 € par mois, sans compter Office, le help desk et les terminaux", détaille Franck Dubray. Chez Econocom, la facturation est tantôt à la carte, tantôt forfaitaire, les terminaux eux-mêmes pouvant être loués (clients légers ou lourds, tablettes ou smartphones). Selon les options, le coût est de 40 à 120 € par mois et par utilisateur.

Une évolution vers des offres davantage mutualisées

Guillaume Le Tyrant"Aujourd'hui, les technologies VDI ne permettent pas d'industrialiser la mutualisation", regrette en effet Franck Dubray. Une situation qui pourrait changer rapidement car Citrix et VMware réorientent leurs solutions, avec des portails ouverts sur le VDI, le SaaS ou le client lourd. "Ces futures solutions faciliteront la mise en œuvre d'offres DaaS", explique Hubert Guigue. C'est l'objectif du projet Merlin de Citrix qui devrait aboutir fin 2013. Il permettra de mettre en place des services DaaS en mode multi-tenant, donc avec une forte mutualisation des infrastructures, tout en différenciant les services, les administrateurs et les droits des utilisateurs. "De plus, un prestataire pourra proposer un service hybride, avec une infrastructure répartie entre cloud public et datacenter du client", précise Guillaume Le Tyrant (photo), responsable marketing produits Europe chez Citrix.

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