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INFRASTRUCTURE

Les téléphones Wi-Fi GSM investissent l'entreprise

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 10/10/2007 - indexel.net
 
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Les téléphones bimodes Wi-Fi et GSM s'intègrent avec les offres IP-PBX d'Alcatel, Cisco ou Aastra Matra. A la clé, une convergence fixes-mobiles complémentaire des services des opérateurs.

 

D'un côté, la téléphonie mobile équipe des millions d'employés nomades. De l'autre, la téléphonie sur internet (ToIP) s'impose dans les murs de l'entreprise tandis que le Wi-Fi lui ajoute la connectivité sans fil. Jusqu'à une période récente, ces deux mondes s'ignoraient. Depuis peu, des offres de convergence des services de téléphonie fixe et mobile ont été lancées par des opérateurs, sans aller jusqu'à la fusion des terminaux. Mais récemment sont apparus des combinés bimodes - Wi-Fi et GSM - dont Nokia est l'incontestable leader, surtout pour les terminaux ciblant les entreprises.

Le mariage du Wi-Fi et du GSM était attendu !

La gamme e-Series de Nokia comprend ainsi des produits dont l'encombrement et les fonctionnalités sont comparables à ceux de simples GSM, pour un coût démarrant à 300 euros, équivalent à celui des téléphones uniquement Wi-Fi. "Une enquête mondiale réalisée auprès de nos clients a montré que la ToIP était, avec l'accès à l'e-mail, l'une des deux principales attentes des entreprises", commente Emilie Jourdran, chef de produits terminaux e-Series chez Nokia France. Chez d'autres constructeurs, les smartphones sous Windows Mobile peuvent accueillir un softphone Wi-Fi. De son côté, RIM vient de lancer un BlackBerry bimodes (le 8820).

Le mariage du Wi-Fi et du GSM était d'autant plus attendu qu'il répond à une logique à la fois fonctionnelle et économique. Fonctionnelle, puisque l'utilisateur n'a plus besoin de manipuler deux combinés. Economique, car les appels se font dès que possible en Wi-Fi plutôt qu'en GSM, donc pour un coût moindre. "Le budget terminal représente 50 à 65 % du coût matériel de la téléphonie. Un modèle bimodes est donc source d'économies", ajoute dans un autre registre Yves Peligry (photo), responsable de l'unité communication unifiée d'entreprise chez Niji.

Le support des protocoles propriétaires de l'IP-PBX

Ces avantages ne sont réels que si l'intégration avec le PBX de l'entreprise est bonne. Elle est minimale via le protocole standard SIP. Aastra Matra s'en contente, ce qui est suffisant pour accéder aux fonctionnalités de base du PBX et initier automatiquement les appels en Wi-Fi, dès qu'un tel réseau est détecté. Tout récemment, Cisco et Alcatel sont allés plus loin en développant de petits logiciels installés sur le terminal qui lui confèrent le support du protocole propriétaire de l'IP-PBX, donc l'accès à toutes ses fonctionnalités - filtrage patron/secrétaire, conférence téléphonique, transfert d'appels, accès à l'annuaire et à la messagerie, voire gestion de présence. Tout cela via une interface utilisateur qui reproduit au mieux celle des combinés fixes de la marque. Alcatel cible ainsi les combinés Nokia eSeries ainsi que tous les smartphones sous Windows Mobile. Cisco en fait autant et y ajoute le BlackBerry 8820. A noter que les deux constructeurs ont collaboré avec Nokia, qui commercialise lui-même ces logiciels embarqués dans ses terminaux, sous le nom de Intellisync Call Connect (pour Alcatel ou pour Cisco).

Une intégration particulière avec les réseaux Wi-Fi

Il faut également noter l'utilité d'une intégration particulière entre l'infrastructure Wi-Fi et le terminal, notamment aux niveaux des mécanismes de qualité de service et, c'est moins connu, d'économie d'énergie. En effet, habituellement, le terminal contrôle en permanence la présence d'une borne Wi-Fi, ce qui augmente sa consommation électrique en mode veille. "Si le logiciel des bornes Wi-Fi et celui du terminal le permettent - ce qui est seulement le cas des combinés Nokia -, ce contrôle est réalisé à l'initiative des bornes", explique Jean-Paul Saide (photo), business développement grandes entreprises chez Alcatel.

En revanche, il n'est pas encore question de passage transparent entre les réseaux Wi-Fi et le GSM, durant une communication. "Cette fonctionnalité baptisée hand over nécessiterait l'implication des opérateurs de téléphonie mobile, qui n'est pas encore d'actualité", affirme Michel Cugnot (photo), consultant technique en communications sur IP chez Cisco. Elle n'est en effet mise en oeuvre que sur les offres de convergence grand public, que Orange a décliné pour les TPE avec son offre Unik for Business, basée sur la LiveBox Pro. Mais le hand over n'est alors possible que dans un sens (du Wi-Fi vers le GSM), probablement pour gonfler le chiffre d'affaires de l'opérateur (les communications Wi-Fi étant gratuites). Cette offre ne cible en outre que les TPE, puisque le nombre de communications simultanées est limité à trois et celui des terminaux à trente.

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