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INFRASTRUCTURE

Opérateurs contre spécialistes de l'hébergement : la surenchère !

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 03/05/2006 - indexel.net
 

Afin de se démarquer des opérateurs, les spécialistes de l'hébergement de sites web montent vers les couches applicatives. Les opérateurs leur emboîtent le pas et mettent en avant leur double casquette : fournisseurs de tuyaux et de systèmes.

 

Le domaine de l'hébergement dédié (par opposition à celui dont l'infrastructure est mutualisée) fait, depuis deux à trois ans, l'objet d'une course entre opérateurs et spécialistes. "Nous ne nous différencions guère des opérateurs sur les services de base qui comprennent la fourniture de mètres carrés, de baies, de bande passante, de sauvegarde mutualisée et, parfois, d'outils de supervision", estime François Clément, directeur du développement de Claranet. Mais d'ajouter : "Notre valeur ajoutée se fait sur les services managés, naguère pratiquement restreints au système, mais qui, chez nous, évoluent de plus en plus vers les applications".

 

Pour se démarquer, les spécialistes se livrent ainsi à une fuite en avant, devenant des sociétés d'infogérance qui ne ciblent toutefois que les applications orientées Internet. Outre les systèmes, les serveurs web ou les firewalls, ces sociétés savent ainsi administrer les serveurs d'applications J2EE ou .NET, les serveurs de bases de données ou de travail collaboratif, voire certains outils de gestion de la relation client et de gestion de contenu. De plus, le conseil va bien au-delà de la gestion quotidienne.

 

"Certains de nos clients font développer une application et nous confient l'hébergement en nous laissant carte blanche pour garantir son bon fonctionnement. Nous devons alors fournir un reporting destiné à des non informaticiens, assurer le capacity planning et être force de proposition au niveau de la sécurité, de l'optimisation des performances et de la gestion des flux", précise David Gillon (photo), responsable marketing Solutions hébergement et Infogérance de Jet Multimédia. Cet acteur travaille, en outre, avec des SSII afin de proposer des prestations de développement. Discours comparable chez Claranet : "Nous pouvons aller jusqu'à personnaliser les applications de nos clients", affirme François Clément.

 

Les opérateurs marchent sur les terres des spécialistes

 

Constatant cette fuite en avant, les opérateurs évoquent tout d'abord leur pérennité et leur image ainsi que la notion d'interlocuteur unique. "Cette notion est synonyme d'engagement de bout en bout", affirme Régis Karakozian (photo), directeur de la division Hébergement chez Telecom Italia. Certes, la relation s'en trouve simplifiée, notamment en cas d'incident. Autre argument, exprimé par Daniel Chiossi, responsable marketing des services en lignes, division Entreprises chez France Télécom : "De plus en plus d'applications sont network centric, dans la mesure où les flux qu'elles génèrent doivent être priorisés via des classes de services. Cela signifie qu'il vaut mieux les déployer au coeur du réseau, donc chez l'opérateur". Toutefois, rien n'interdit à un hébergeur tiers de tirer un lien haut débit vers le VPN/IP de son client et d'utiliser les classes de services de l'opérateur. "Le volet réseau n'est pas la partie la plus importante d'une offre d'hébergement", confirme d'ailleurs David Gillon de Jet Multimédia, pourtant filiale de Neuf Cegetel.

 

Conscient de l'insuffisance de ces arguments, les opérateurs vont chasser sur les terres des spécialistes. Soit, comme Neuf Cegetel, en les rachetant, soit en évoluant eux aussi vers les services managés. Ainsi, Easynet et Colt Telecom ont déjà investi le marché de l'infogérance d'applications orientées web, voire de toutes les applications. "La moitié de nos contrats relèvent plus de l'infogérance au sens large que du simple hébergement de sites web, ce qui nous amène à concurrencer les Prosodie, Cap Gemini et autres Atos Origin", affirme Jean-Philippe Sohier (photo), directeur data centre solutions chez Colt Telecom. L'opérateur s'éloigne toutefois des PME pour privilégier les grands comptes.

 

De son côté, France Télécom ferait plutôt le chemin inverse. Parallèlement à son offre d'hébergement dédié ciblant les grands comptes, apparue fin 2004, l'opérateur s'apprête à adresser également les PME. "Dans quelques mois, nous lancerons une offre qui nous éloignera du pur hosting pour évoluer vers l'administration de serveurs J2EE ou .NET, mais sans aller, du moins dans un premier temps, jusqu'à la gestion de moteurs de bases de données", précise Daniel Chiossi.

 

La future offre restera de type dédiée, mais avec un partage de certains services techniques. Cette évolution rejoint celle des spécialistes qui, pour s'adapter aux budgets des PME, proposent une mutualisation des fonctions de sécurité et d'équilibrage de charge ainsi que du stockage (SAN ou NAS) ou des sauvegardes. "Les entreprises ont quelques réticences à puiser leurs espace de stockage sur une infrastructure partagée. C'est pourquoi nous leur proposons souvent un petit SAN dédié", pondère Régis Karakozian (Télécom Italia).

 

 
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