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INFRASTRUCTURE, MANAGEMENT, SUR LE TERRAIN

Optimiser la bande passante plutôt que l'augmenter

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 14/09/2004 - indexel.net
 

Confronté à un engorgement de son réseau irrigant ses 120 sites, le Conseil général des Vosges a mis en oeuvre un équipement appliquant des règles de priorisation des flux. Une solution bien plus économique qu'une mise à niveau des liens télécoms.

 

En 2000, le Conseil général des Vosges était pratiquement dans une impasse technique. "Notre infrastructure frôlait la saturation mais notre budget télécom ne pouvait pas augmenter", se souvient Hervé Buffe, chargé de la sécurité informatique et réseau. Ce réseau était et reste basé sur l'offre Global Intranet de France Télécom. Le siège est relié au routeur central de l'opérateur via une liaison Frame Relay à 2 Mbit/s. De là sont connectés les 120 sites, via des LS, des liaisons DSL, voire de simples connexions RNIS.

 

Plus de 2000 règles pour gérer les flux

 

L'engorgement était généré par le nombre croissant d'agents équipés de PC (aujourd'hui 600), par le déploiement d'une application métier et par la mise en oeuvre du concept de client léger (protocole RDP de Microsoft). A partir de 2002, la surcharge s'accentue et les pertes de sessions se multiplient. "Nous aurions pu augmenter le débit des liens mais cela aurait nécessité le doublement de la facture télécom", précise Hervé Buffe (photo). Autre option : la migration vers une offre de VPN/IP. Mais elle aurait imposé une refonte de l'architecture, sans avoir la garantie que cela soit suffisant.

 

Une troisième voie s'impose alors. Elle consiste à optimiser la bande passante existante en répartissant intelligemment son allocation entre les différentes applications. La plupart des routeurs modernes intègrent les mécanismes nécessaires mais le réseau étant externalisé auprès de France Télécom, il était très difficile d'en modifier à loisir les configurations. Le Conseil général se met donc en quête d'un équipement matériel (un boîtier de type "appliance") dédié à la gestion des flux. Ceux de CheckPoint, Allot et Packeteer sont présélectionnés. Ces deux derniers se détachent sur les critères techniques (évolutivité, compatibilité avec l'architecture, gestion des adresses IP statiques et dynamiques, possibilité de définir au moins 2000 règles).

 

Un coût total très favorable

 

PacketShaper de Packeteer l'emporte grâce à ses possibilités de reporting. Après un appel d'offres en bonne et due forme, l'intégrateur Data Concept Informatique est sélectionné pour la mise en oeuvre. Il délèguera durant trois jours une personne qui installera l'appliance entre le routeur du siège du Conseil général et le routeur central de France Télécom. Son paramétrage a consisté à spécifier des règles qui réservent de la bande passante en fonction des applications et des sites, ainsi que selon des groupes d'utilisateurs et des plages horaires. Les protocoles RDP et NetBios (associé à la gestion des imprimantes sous RDP) bénéficient du niveau de priorité le plus haut. Viennent ensuite HTTP puis SMTP.

 

A l'inverse, d'autres règles restreignent certains flux comme le streaming audio et les téléchargements abusifs. Un transfert de compétences a permis en outre au service informatique de créer lui-même de nouvelles règles. Avec plus d'un an de recul, le résultat se traduit par le fait que les utilisateurs ne signalent plus aucun ralentissement ni coupure. Quant au coût total, il n'a pas excédé 80 000 euros, soit une fraction infime de celui d'une augmentation des débits des liens télécoms.

 

Lire également les articles de notre rubrique "Réseaux".

 
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