Mardi 12 décembre 2017
NASDAQ : 0.0 0   nasdaq0 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

INFRASTRUCTURE

Passer à la téléphonie sur IP en cinq étapes

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Thierry Lévy-Abégnoli le 30/05/2007 - indexel.net
 
Lci_Toip

Un projet de ToIP doit suivre des règles liées à la double nature de la téléphonie sur IP : application informatique nouvelle et système de communication centenaire. La plupart des PME se font assister par un prestataire.

 

1. Étudier la faisabilité

"Pour des raisons financières, l'analyse de l'infrastructure existante est souvent oubliée par les PME. Elles devraient y consacrer au moins une demi-journée, quitte à identifier les points à approfondir", conseille Christophe Courtois, responsable solutions ToIP et communication chez Nextiraone. Cette analyse se concentre essentiellement sur le réseau. Ainsi, le LAN peut accueillir la ToIP à condition d'être basé sur des commutateurs 100 Mbit/s supportant les VLAN. Dans l'idéal, ces équipements seront capables d'alimenter les postes IP. Côté WAN, il s'agit, en prenant en compte les flux applicatifs existants, de vérifier le dimensionnement des liens intersites et d'activer la classe de service que l'opérateur de VPN/IP dédie à la voix. On doit aussi regarder si la sécurité nécessite une mise à niveau. "Enfin, il faut porter son attention sur les salles machines, le câblage et les onduleurs, qu'il faudra peut-être renforcer", insiste Laurent Auzély, responsable solutions communications unifiées chez Telindus. L'analyse de l'existant concerne également les ressources humaines disponibles en interne et la culture de l'entreprise en termes d'externalisation.

2. Définir les besoins et évaluer les gains

Christophe Courtois"Il est impératif d'intégrer dès le début les utilisateurs finaux dans l'expression des besoins", insiste Christophe Courtois (photo). Il s'agit de déterminer l'ensemble des fonctionnalités et applications que l'on déploiera – couplage avec la GRC, annuaire, messagerie unifiée ou vidéo-surveillance. "Ces fonctionnalités, ainsi que les nouveaux usages engendrés par la ToIP, génèrent des gains de productivité de l'ordre de 30 %, bien plus importants que ceux qui découlent des économies d'appels entre sites ou de la réduction du nombre d'abonnements téléphoniques", renchérit Christophe Courtois.

3. Concevoir l'organisation, l'architecture et la migration

Sébastien AmiotteL'organisation dépend de ce que l'on souhaite déléguer à un prestataire. Avec une offre de centrex, l'externalisation est totale. "Mais il est possible de confier uniquement la supervision à distance de l'IP-PBX, le support aux utilisateurs ou la résolution des incidents", détaille Sébastien Amiotte (photo), chef de projet voix et applications unifiées chez Spie Communications. L'architecture technique dépend du type de PBX existant (capable ou pas d'évoluer vers l'IP) ou d'IP-PBX sélectionné (hybride ou pour IP), du degré de redondance souhaité (notamment en cas de rupture d'un lien entre site), ainsi que du type de migration – totale ou partielle, brutale ou progressive. "Une migration en un week-end est plus confortable pour les utilisateurs, tandis qu'une transition étalée dans le temps est techniquement moins dangereuse mais certains utilisateurs risquent de continuer à utiliser l'ancien système, que l'on conserve provisoirement", prévient Laurent Auzély. Enfin, même dans une PME, il est nécessaire de monter des maquettes, en collaboration avec les utilisateurs. "L'opératrice et la secrétaire de direction seront ainsi sollicitées pour tester l'application de standard téléphonique et le filtrage patron secrétaire", donne en exemple Sébastien Amiotte.

4. Intégrer et déployer

Laurent AuzélyL'accompagnement au changement doit rester très soutenu durant toute la phase de déploiement. "La formation individuelle sera complétée en amont par des sessions d'information et une communication via l'intranet visant à mettre en avant les avantages de la ToIP", conseille Laurent Auzély (photo). Quant à la migration, elle est réalisée en parallèle par les différents services concernés – mise à niveau du LAN et du WAN, installation et mise en œuvre de l'IP-PBX, connexion des postes IP, intégration avec les application existantes et déploiement des applications complémentaires. "Il est toutefois conseillé de démarrer à iso-fonctionnalités puis d'attendre plusieurs mois de rodage avant d'ajouter un par un d'autres services", conseille Laurent Auzély. Durant le déploiement, exploitants et utilisateurs doivent monter en compétence pour parvenir à une totale autonomie, tandis que dans le même temps convergent les équipes informatiques et télécoms, la direction informatique devenant centre de décision.

5. Exploiter, optimiser, évoluer

Bien plus qu'en téléphonie classique, un projet de ToIP nécessite, après la mise en production, un suivi important. Il s'agit d'abord d'optimiser la qualité de service et de mettre en place des tableaux de bord permettant d'en suivre l'évolution. Il s'agit également d'ajouter progressivement des services applicatifs supplémentaires qui peuvent aller jusqu'au centre de contacts virtuels, au Web conferencing et à la convergence fixes/mobiles. Enfin, le déploiement de toute nouvelle application fera l'objet d'une étude d'impact. "Même si elle est indépendante de la voix, sa consommation en bande passante et autres ressources risque d'en dégrader la qualité", met en garde Christophe Courtois.

LIRE AUSSI
 
Partager :
LIRE AUSSI
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages