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INFRASTRUCTURE

PME ou grands comptes : les cibles de J2EE et .NET restent segmentées

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 25/02/2004 - indexel.net
 

Microsoft .NET rencontre un véritable succès sur le segment des PME dont la plupart n´avaient aucune infrastructure de développement logiciel moderne. Ses seules concurrentes, les offres J2EE, sont longtemps restées cantonnées aux grands comptes. Si aujourd´hui les promoteurs de chacune des deux architectures tentent de marcher sur les traces de l´autre, leurs marchés respectifs ne se recoupent guère.

 

"Jusqu´en 2001, J2EE était techniquement inabordable pour les PME", lance Pierre-Olivier Chotard (photo), directeur marketing chez BEA. C´est seulement depuis deux ans que la mise en oeuvre et l´administration de leurs serveurs d´applications ont été simplifiées sans toutefois atteindre le niveau de Microsoft .NET. Côté développements, des environnements graphiques vraiment conviviaux n´ont été annoncés que récemment, chez BEA (avec Workshop) et Sun (Rave). De fait, BEA et IBM, deux des principaux acteurs du camp J2EE, se sont longtemps restreints aux grands comptes.

Le réseau d'intégrateurs suffira-t-il pour imposer J2EE dans les PME ?

IBM a attendu la fin 2002 pour annoncer WebSphere Express, une version plus économique de son serveur d´applications destiné aux PME. Dans le même temps, Microsoft .NET étant intégré à Windows, il ne génère aucune dépense supplémentaire. "En fait, le coût de la licence n´est pas crucial car il existe des serveurs d´applications J2EE en open source. Mais il faut y ajouter celui de la formation. De ce point de vue, l´avantage va clairement à .NET, d´autant que les PME sont pour la plupart déjà familiarisées avec les architectures et environnements de programmation de Microsoft", estime Vincent Boulet (photo), pourtant consultant J2EE chez Micropole Univers, un intégrateur actif sur les deux environnements. Pour contrer les arguments liés aux ressources limitées et à la culture des petites entreprises, IBM met en avant son réseau de distribution. "Nous vendons WebSphere Express à des intégrateurs qui eux-mêmes s´adressent aux PME pour lesquelles le choix de l´infrastructure reste donc transparent", explique Michel Granger, directeur marketing de la division IBM Software.

Les petites entreprises ne sont toutefois pas forcément indifférentes à ce choix. "La PME devra administrer la solution au quotidien et percevra indirectement la technologie au travers des coûts de maintenance et d´évolution des applications. De plus, à partir d´une certaine taille d´entreprise, le responsable informatique devient très sensible au type de plate-forme. Il veut s´assurer de sa pérennité et se réserver la possibilité d´adapter la solution, même lorsqu´elle est fournie clé en main", fait remarquer Jean-Christophe Cimetière (photo), chef produit plate-forme .NET chez Microsoft.

L'AS/400 : cheval de Troie d'IBM

A l´instar de Microsoft avec Windows, l´architecture J2EE a toutefois également son cheval de Troie pour entrer dans les PME. En effet, IBM vend systématiquement chaque nouvelle machine AS/400 (alias iSeries) avec un serveur d´applications WebSphere - version Enterprise ou Express selon le modèle. Nombre d´intégrateurs choisissent ainsi Java pour faire évoluer certains clients. "Même si nous réservons généralement ce langage aux grands comptes, il est vrai que dans les petites entreprises équipées d´un AS/400, nous sommes parfois amenés à privilégier J2EE", admet Nicolas Clerc, directeur régional Microsoft chez Micropole Univers.

Un autre intégrateur, Sodifrance, a même mis sur pied une offre de migration du patrimoine applicatif des PME équipées d´AS/400. "En faisant cohabiter les anciens programmes Cobol ou RPG/400 et les nouveaux développés sous Java, nous facilitons une transition qui reste délicate dans la mesure où le passage à J2EE représente toujours un changement de culture important", précise Philippe Launay (photo), responsable marketing de Sodifrance. IBM peut donc s´appuyer sur son vaste réseau d´intégrateurs, au contraire de BEA qui continuera à se concentrer sur les grands comptes. "Au mieux, nous descendrons progressivement vers les grosses PME via de grandes SSII car nous n´avons pas la capacité à évangéliser des milliers de petites entreprises", anticipe Pierre-Olivier Chotard (BEA).

Microsoft a tout à prouver hors des PME

A l´inverse, Microsoft .NET, malgré une stabilité technique qui en a surpris beaucoup, a encore tout à prouver dans les grands comptes. "Nous y entrons généralement par des filiales ou des projets périphériques, par exemple lorsque l´entreprise a déjà fait un choix J2EE mais souhaite développer rapidement une application Web ou nomade", affirme Jean-Christophe Cimetière. Chez Micropole Univers, Nicolas Clerc constate toutefois que "dans leurs appels d´offres, ces grandes comptes demandent désormais systématiquement une double réponse : .NET et J2EE".

 
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