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INFRASTRUCTURE

Réussir son projet de téléphonie sur internet

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Par Marie Varandat le 10/10/2006 - indexel.net
 

Si l'engouement des entreprises françaises pour les solutions de ToIP est réel, il convient d'en mesurer la charge de travail engendrée et les contraintes. Les conseils d'un spécialiste : Jean-Luc Végrine, directeur technique chez Compuware.

 

Avec 4,2 millions d'abonnés aux services de téléphonie sur internet au premier trimestre 2006, contre 1,5 million seulement un an plus tôt, la France semble bien partie pour délaisser son vieux téléphone classique ! Selon l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), la téléphonie sur IP (ToIP) représente déjà 14 % de l'ensemble du trafic de ces abonnés, les communications via Skype, Wengo et autres messageries instantanées intégrant des fonctions audio n'étant de plus pas comptabilisées. En d'autres termes, l'engouement pour la ToIP est bien réel en France, et pas uniquement dans le grand public.

 

La bande passante ne fait pas défaut

 

En entreprise, la ToIP est également synonyme de réduction significative des coûts. De plus en plus de sociétés utilisatrices des solutions de téléphonie classique se lancent dans des projets qui remettent d'abord en cause l'organisation humaine. "La téléphonie classique existe de manière généralisée depuis plus de cinquante ans. Elle fonctionne bien et les utilisateurs auraient du mal à comprendre pourquoi la voix se mettrait soudainement à grésiller !", souligne en effet Jean-Luc Végrine, directeur technique de Compuware. D'un point de vue purement technique, la ToIP fonctionne de manière tout à fait satisfaisante aujourd'hui et la bande passante ne fait pas défaut. Pour autant, la réussite d'un tel projet repose avant tout sur la bonne gestion de ces nouveaux flux par les directions informatiques, lesquelles n'étaient jusqu'alors pas concernées par la téléphonie.

 

Les directions informatiques vont devoir gérer de nouveaux utilisateurs

 

Avant l'avènement de la ToIP, la téléphonie transitait sur un réseau dédié géré par un personnel technique spécialisé. Les directions informatiques vont devoir gérer de nouveaux utilisateurs et surtout prévoir la surcharge de trafic engendrée par ces nouvelles solutions. "Cette charge supplémentaire est facile à mesurer, estime Jean-Luc Végrine (photo). Il suffit de prendre les factures technologiques, de cartographier les flux existant du réseau, puis d'appliquer une règle de trois pour avoir une idée très précise de la bande passante nécessaire pour offrir une qualité de service téléphonique optimale en IP, sans pour autant détériorer les temps de réponse des applications en place dans l'entreprise".

 

Mesurer la qualité du service

 

Cette analyse de l'existant, préalable incontournable à tout projet de ToIP, doit également tenir compte des éventuels pics, téléphoniques ou applicatifs, afin d'assurer une continuité de service égale tout au long de la journée de travail. Par ailleurs, toujours selon Jean-Luc Végrine, l'approche "big-bang" visant à opérer la bascule de l'ancien système vers le nouveau en une seule fois est rarement la meilleure des solutions. "Il est préférable de choisir un site pilote dont les flux sont représentatifs, d'effectuer la migration, puis de mesurer la qualité du service en s'appuyant de préférence sur des outils ad hoc. Car le ressenti des utilisateurs n'est pas toujours objectif en raison, notamment, des modifications apportées à la qualité de la voix par ces solutions. Ensuite seulement, l'entreprise peut envisager d'étendre le projet à l'ensemble de ses collaborateurs", estime le directeur technique de Compuware.

 

 
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