INFRASTRUCTURE, SUR LE TERRAIN
RFID : la bibliothèque de Nogent-sur-Marne se met à la page
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Protéger les ouvrages contre les vols, comptabiliser les flux, dégager du temps aux bibliothécaires, faciliter l'autonomie des usagers ? Autant de progrès réalisés par la bibliothèque de Nogent-sur-Marne grâce à la technologie d'étiquetage électronique. |
La disparition d'ouvrages est le lot de toutes les bibliothèques. Or, la mise en place de systèmes traditionnels de protection par bandes magnétiques n'est pas toujours rentable. C'est pourquoi la bibliothèque de Nogent-sur-Marne a souhaité investir d'emblée dans
Une solution plus coûteuse, a priori
D'autant que le nombre de prêts a fortement augmenté, passant de 121 000 en 2001 à 170 000 en 2005. "En outre, cette technologie permet de comptabiliser les allées et venues. La bibliothèque n'est pas seulement un lieu de prêt. Les gens viennent y lire le journal, feuilleter un ouvrage, surfer sur internet ou encore assister à une animation. Et il nous est précieux d'évaluer cette dimension", ajoute Dominique Brunet (photo).
Concernant le budget,
Protocole SIP 2 et services web assurent la communication
Concrètement, les documents sont munis d'étiquettes RFID. Ces dernières intègrent en premier lieu l'identifiant du document, celui du code à barres. Ceci permet d'établir le lien avec le Système intégré de gestion de bibliothèque (SIGB) où sont stockées les informations relatives aux documents ainsi qu'aux usagers. Les étiquettes peuvent également contenir des données logistiques pour faire du tri et, bien sûr, un code de sécurité qui, activé, fait sonner le document au passage d'un portique situé à l'entrée de
En retour, l'activation de l'antivol depuis le SIGB s'effectue via un service web RFID qui tourne sur un serveur IIS. Les platines ne sont en effet pas reliées au PC, mais au réseau. Dans le cas des bornes de libre-service, le dialogue entre l'automate et le SIGB est assuré par le protocole SIP 2. "Ces procédures ont nécessité un développement spécifique par l'éditeur de SIGB (Orphée),
Un déploiement de plus en plus rapide
Bien sûr il a fallu essuyer quelques plâtres. Entre le développement spécifique autour d'Orphée, les réglages sur le poste de travail, la recherche du positionnement idéal pour les étiquettes électroniques? la mise en oeuvre a pris du temps. Mais la solution est complètement opérationnelle depuis la rentrée scolaire 2006. Et les usagers n'en sont pas peu fiers. "Même à Paris, il n'y a pas cela !', apprécie une habituée.
En France, environ une centaine de médiathèques ont aujourd'hui franchi le pas. "Le déploiement est de plus en plus rapide, maintenant que les protocoles sont définis et que plusieurs éditeurs de SIGB ont développé les passerelles", reconnaît Philippe Anquetin. La bibliothèque nogentaise, elle, est déjà passée à l'étape suivante : finaliser son site internet à partir duquel les usagers peuvent réserver ou prolonger l'emprunt des ouvrages en ligne.
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