Samedi 21 octobre 2017
NASDAQ : 6629.0532 23.9863   nasdaq0.36 %
RECHERCHE
OK
 
NEWSLETTER
newsletter
Abonnez-vous gratuitement
à notre newsletter
hebdomadaire - Cliquez ICI
Indexel
  • DOSSIERS
  • PRATIQUE
pub Publicité
 

INFRASTRUCTURE

Stockage et virtualisation des serveurs : vers une administration unifiée

Imprimer Envoyer à un ami Contacter la rédaction
Par Thierry Lévy-Abégnoli le 01/04/2009 - indexel.net
 
Homme.assis.devant.un.ordinateur.representant.la.virtualisation.et.le.stockage

Une intégration entre la gestion des ressources de stockage et leur allocation aux machines virtuelles est en cours chez VMware, Symantec ou Citrix. Une opération jugée essentielle par le cabinet Forrester.

 

Selon une étude qui vient d'être publiée par le cabinet Forrester, la complexité de l'allocation des ressources de stockage aux serveurs virtuels constitue l'une des principales difficultés des projets de virtualisation. De fait, l'intégration entre la gestion du stockage et celle des infrastructures de virtualisation reste faible. Ainsi, l'allocation des espaces disques s'effectue traditionnellement en deux temps. Tout d'abord, il faut créer, avec les outils de la baie, des LUN (Logical Unit Number). "Ces LUN sont présentés au serveur physique qui les voit alors comme des volumes bruts. La couche de virtualisation va ensuite créer, sur ces volumes, les unités de stockage destinés à héberger les données des machines virtuelles", explique Lionel Cavallière, responsable marketing produits chez VMware.

V-Storage de VMware : une initiative qui implique les constructeurs de baies

Dans un monde idéal, on devrait pouvoir, à partir de l'outil d'administration de l'infrastructure virtuelle, créer directement des volumes (et les LUN correspondants) et les allouer aux machines virtuelles au moment de leur création, voire les modifier dynamiquement afin de réallouer davantage de ressources. Quant aux fonctionnalités de la baie, elles devraient pouvoir être déclenchées depuis l'hyperviseur et les machines virtuelles. C'est l'objet de différentes initiatives. La principale d'entre elles est signée VMware et se nomme V-Storage. Elle prend la forme d'un ensemble d'APIs actuellement en cours d'implémentation par les fournisseurs de baies. V-Storage inclut la notion de "thin provisionning", que l'étude Forrester présente comme une bonne solution à l'inflation des espaces disques, habituellement proportionnels au nombre de machine virtuelles.

Le thin provisionning consiste à allouer un nombre minimum d'espace à chaque machine. Si son utilisation approche de la limite, celle-ci est automatiquement relevée, ce qui revient à allouer un espace plus important. Cette fonctionnalité est déjà disponible pour certaines baies mais avec une granularité limitée aux serveurs physiques. "Plus tard, elle descendra au niveau des serveurs virtuels", explique Lionel Cavallière (photo).

Veritas Virtual Infrastructure : une solution radicale mais liée à XenServer

De son côté, Symantec résout le problème de façon radicale, grâce à une solution baptisée Veritas Virtual Infrastructure (VVI) qui cumule un hyperviseur, un logiciel de virtualisation du stockage et une console d'administration unique. L'hyperviseur n'est autre que XenServer de Citrix. Le logiciel de virtualisation du stockage chapeaute des baies de disques hétérogènes. Outre l'allocation d'espace disque et le pilotage des fonctionnalités de la baie, VVI offre le thin provisioning, simplifie la migration des machines virtuelles et des données qui leurs sont associées et permet à différentes machines virtuelles de partager une même image de boot. Il reste que cette offre risque d'avoir du mal à se tailler une place, face aux leaders que sont VMware, Microsoft et Citrix.

Citrix et Microsoft : une approche pour l'instant moins ambitieuse

"Ni Microsoft, ni les tenants de Xen ne proposent pour l'instant d'équivalent à V-Storage, que nous avons déjà implémenté sur nos contrôleurs de baies", affirme Bruno Picard (photo), directeur technique chez NetApp. Mais d'ajouter : "On peut toutefois allouer l'espace directement à partir de Xen, grâce à une intégration spécifique avec nos contrôleurs".

D'autre part, Virtual Storage Manager (VSM) de Citrix établit un pont entre les ressources de stockage et l'hyperviseur, qu'il s'agisse de Microsoft Hyper-V ou de Xen, sans toutefois aller aussi loin que les approches de VMware et Symantec.

"VSM permet de faire abstraction du type de baie attachée à l'hyperviseur, donc de présenter un stockage hétérogène à Hyper-V et Xen", explique Guillaume Le Tyrant (photo), responsable marketing produits Europe du sud chez Citrix. Plus précisément, il s'agit d'une couche intermédiaire entre l'hyperviseur et les baies, qui permet de présenter leurs volumes aux machines virtuelles. Mais les LUN correspondants restent configurés via les outils des baies.

S'il n'est donc pas possible de réserver de l'espace de stockage en même temps que l'on crée les machines virtuelles, on peut très bien reconfigurer une machine virtuelle pour lui allouer un volume provenant d'une autre baie. Il est ainsi envisageable de migrer une machine virtuelle, d'Hyper-V vers Xen, tout en conservant le même lien vers son volume de stockage. Virtual Storage Manager est en fait une brique de Essentials for Hyper-V (ou for XenServer), qui est l'outil d'administration des infrastructures virtuelles de Citrix. Essentials for Hyper-V vient d'ailleurs de faire l'objet d'un accord avec Microsoft, qui en fera le volet administration de son offre de virtualisation.

LIRE AUSSI
 
 
pub Publicité

CloudStack by IkoulaCloudStack by Ikoula

Cloud Computing : Atouts et freins, acteurs du marché, conseils et témoignages