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INFRASTRUCTURE

Téléphonie sur IP : les architectures centralisées ont le vent en poupe

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 18/10/2006 - indexel.net
 

Dans une entreprise multisite, l'architecture d'une solution de ToIP résulte d'un équilibre entre mutualisation des investissements, nature des appels et besoin de fiabilité, donc de redondance. Elle dépend aussi des compétences et du constructeur.

 

1. Architecture centralisée : économie et simplicité

 

L'architecture la plus simple d'une infrastructure de téléphonie sur internet (ToIP) multisite est entièrement centralisée. Le gestionnaire d'appels, coeur de l'IP-PBX, est installé au siège. Et il est raccordé aux réseaux locaux des sites distants, sur lesquels sont connectés les postes téléphoniques IP. Quant à l'unique passerelle sortant sur le réseau opérateur, elle est également située au siège. Une telle architecture a pourtant longtemps été décriée pour sa fragilité et les coûts qu'elle engendre. Fragilité, car en cas de panne du gestionnaire d'appels ou du WAN (généralement un VPN/IP), tous les sites sont privés de téléphonie. Coûts élevés, car un appel local passe systémiquement par la passerelle du siège central, ce qui génère des communications nationales. Pourtant, de nouveaux arguments sont récemment apparus en faveur d'une centralisation. "Les réseaux WAN sont de plus en plus fiables. Au point que depuis quelques mois, certains clients expriment eux-mêmes leur souhait de se passer de toute redondance. Ils veulent en outre concentrer le lien opérateur sur le site central, ce qui permet de négocier globalement les coûts de communications", affirme Valentin Mallet, consultant au centre de compétences en communications IP de Telindus Arche.

 

Le même constat est fait chez Cisco. "Certaines PME ayant de nombreux petits sites préfèrent installer un gros CallManager en central, plutôt qu'un CallManager Express, produit d'entrée de gamme, sur chaque site", affirme Michel Cugnot (photo), ingénieur consultant en communications sur IP chez Cisco. Cette tendance est renforcée par la baisse des tarifs de communications moyennes et longues distances. La centralisation de la sortie sur le réseau téléphonique commuté (RTC) peut toutefois poser des problèmes de portabilité de numéros répartis sur l'ensemble du territoire. "Ils pourraient se résoudre par des liens vers les opérateurs sur IP mais ces offres sont tout juste émergentes et restent à valider", complète Valentin Mallet.

 

2. Architecture distribuée : redondance et autonomie

 

Pour autant, la centralisation complète ne fait pas encore l'unanimité, notamment lorsque les sites distants sont critiques pour le fonctionnement de l'entreprise. Pour répondre à cette demande, la solution la plus coûteuse consiste à installer un IP-PBX sur chaque site. Mais une alternative est apportée par des équipements économiques. En cas de coupure du WAN ou de panne de l'IP-PBX du site central, ils reprennent à leur compte les principales fonctions du gestionnaire d'appels. De plus, ils assurent une sortie sur le RTC local. Eventuellement, si seul le WAN est tombé, ils se connectent au gestionnaire d'appels du siège via le RTC afin de faire passer la signalisation. Mais même dans une architecture distribuée, il reste pertinent de centraliser certains investissements lourds qu'il serait trop complexe de répartir sur les sites. "Il s'agit essentiellement de la messagerie unifiée et du couplage avec les applications", détaille Valentin Mallet.

 

3. Des critères de choix organisationnels ou guidés par l'offre

 

Parallèlement aux critères économiques et techniques, il ne faut pas négliger les facteurs organisationnels. "Si les compétences et entités de décisions sont concentrées, alors il est plus pertinent d'opter pour une architecture centralisée. Mais s'il existe des compétences locales fortes ou une volonté de laisser une certaine autonomie aux sites distants, on préfèrera souvent une solution décentralisée", estime ainsi Valentin Mallet (photo). L'offre des constructeurs a également une influence sur le choix de l'architecture. Ainsi, pendant longtemps, Alcatel optait pour une philosophie centralisée. La seule alternative consistait à installer un IP-PBX par site. Mais le constructeur a récemment lancé une passerelle qui assure à moindre coût une redondance locale et une sortie sur le réseau public. Pour sa part, Cisco a fait le chemin inverse. Le constructeur avait déjà un tel équipement, au nom évocateur de Survivable Remote Site Telephony (SRST) mais l'offre CallManager Express peut désormais remplir le même rôle tout en apportant la richesse fonctionnelle d'un véritable IP-PBX.

 

 
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