INFRASTRUCTURE, SUR LE TERRAIN
Téléphonie sur IP : un bilan mitigé pour l'association Abiepa
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Pour les entreprises constituées de plusieurs petits sites, la téléphonie sur IP est à la fois plus économique et plus souple qu´une solution PABX traditionnelle. En déployant un WebSwitch 2000 Ericsson, l´ association Abiepa a confirmé ces avantages tout en regrettant des coûts imprévus dus à des problèmes de qualité de service. |
La téléphonie sur IP présente des avantages qui s´expriment tout particulièrement dans les petites structures aux activités réparties sur plusieurs sites. C´est le cas de l´Abiepa (Association pour le bien-être des personnes en perte d´autonomie) dont les quatre localisations de Pont-à-Mousson (Siège), Nancy, Longwy et Metz comptent un total de seize postes. "Auparavant, chaque site était équipé de son propre PABX et souscrivait un abonnement à France Télécom. Cette solution traditionnelle était d´autant plus coûteuse que nombre d´appels étaient effectués entre nos sites", raconte Robert Bagorski, chargé de mission à l´Abiepa.
En revanche, avec un IPBX (acronyme de IP PABX), il suffit d´installer au siège un gestionnaire d´appels qui prend souvent la forme d´une application sous Unix ou Windows NT ou 2000, de relier les sites entre eux via un réseau IP et de connecter des téléphones spécifiques au réseau local Ethernet de chaque site. Dès lors, la signalisation et les communications vocales empruntent les chemins du réseau IP et tous les sites sont vus comme un seul, tant par les utilisateurs internes qu´externes. De plus, les utilisateurs peuvent s´approprier n´importe quel téléphone, simplement en s´identifiant via un code personnel. "Les employés en déplacement sont ainsi joignables plus facilement", explique Robert Bagorski. Et d´ajouter : "à l´avenir, nous pourrons facilement faire du télétravail, les employés conservant leur numéro de téléphone professionnel comme s´ils restaient dans nos murs".
Des problèmes de qualité de service qui ont gonflé les coûts
Alléchée par ces avantages, l´Abiepa s´est donc laissée convaincre par son prestataire informatique. Ce dernier a prôné la solution WebSwitch 2000 d´Ericsson qui, contrairement à nombre d´IPBX, repose sur une plate-forme matérielle propriétaire. Mais la signalisation et les communications passent bel et bien par un réseau de données IP. Si le bilan s´est révélé positif, quelques difficultés sont venues gonfler les coûts. A commencer par un phénomène d´écho dû à un mauvais paramétrage. "Il a fallu plusieurs mois pour résoudre le problème, si bien que nous avons été contraints de conserver plus longtemps que prévu l´ancien système", se souvient Robert Bagorski. D´autre part, des coupures persistantes ont nécessité le déploiement d´un deuxième réseau exclusivement dédié à la voix, ce qui a augmenté de 50 % le coût récurrent prévu. "On nous avait pourtant annoncé que voix et données emprunteraient les mêmes chemins", regrette Robert Bagorski. En l´occurrence, ces deux réseaux IP avec accès ADSL sont pris en charge par Oléane.Cette double infrastructure concerne également chaque site, un réseau Ethernet étant dédié à la téléphonie. En final, le coût du projet a dépassé les 55 000 euros. Mais au moins les coûts des connexions entre sites ne génèrent-ils aucune surprise puisqu´ils rentrent dans une enveloppe fixe de 3 000 euros par trimestre. L´Abiepa a également regretté l´obligation pour chaque employé de s´identifier chaque matin, ainsi que l´absence de signal d´appels - une fonctionnalité que tout PABX classique possède.
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