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INFRASTRUCTURE
Trois technologies de virtualisation de serveurs
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Découper un serveur Intel en partitions indépendantes pour réduire les coûts d'infrastructure : tel est l'objectif des outils de virtualisation de VMware, Microsoft et SWsoft. Ils se différencient par leur capacité à supporter des environnements de production. |
Dans la plupart des entreprises, pour des raisons d'économies, la tendance est à la consolidation de serveurs. Pour réunir sur une seule machine les applications tournant autrefois sur plusieurs, la virtualisation est particulièrement efficace. Elle permet en effet de découper un serveur physique en plusieurs partitions logiques indépendantes constituant autant de serveurs virtuels. Le leader historique de ce type de technologie se nomme VMware mais il est concurrencé depuis un an par Microsoft et plus récemment par SWsoft.
Trois architectures techniquement différentes
Avec l'architecture la plus simple, le logiciel de virtualisation s'installe sous Windows ou Linux, comme une simple application. Une fois lancé, il permet de créer des machines virtuelles sur lesquelles on installera n'importe quelle version de Windows ou de Linux. Microsoft Virtual Server, VMware Workstation et VMware GSX Server fonctionnent selon ce principe qui présente surtout l'avantage du coût. Car techniquement, l'empilement de couches systèmes provoque une dégradation des performances. Ces produits seront donc plutôt réservés aux postes de travail et au développement. "Microsoft Virtual Server et VMware GSX Server sont techniquement très comparables mais le premier présente l'avantage d'être supporté par Microsoft", estime François Massot, consultant ES/7000 chez Unisys.
Plus cher (voir notre tableau comparatif ci-dessous), VMware ESX Server s'installe directement sur le matériel, comme un système d'exploitation. "Les performances sont donc meilleures, ce qui le rend plus adapté aux environnements de production", affirme Jacques Heller (photo), directeur commercial Europe du Sud chez VMware. D'autant que ce produit s'accompagne d'outils permettant de centraliser l'administration des serveurs virtuels et de réaliser une image de l'un d'entre eux pour le faire migrer vers un autre serveur physique.
Allocation des ressources : des machines virtuelles multiprocesseurs
Contrairement à ses concurrents, Virtuozzo de SWsoft permet un partage d'une seule et même instance de Windows ou de Linux, par toutes les machines virtuelles. Du coup, celles-ci ne méritent plus vraiment leur nom. Il s'agit plutôt d'environnements d'exécution isolés les uns des autres et possédant chacun leur propre adresse IP. "Virtuozzo permet une économie de licences Windows mais en contrepartie, il est impossible de faire cohabiter plusieurs versions", explique Amiel Lavon, ingénieur avant-vente chez TerraVirtual. De plus, si le système tombe, toutes les machines virtuelles subissent le même sort. Cet outil a toutefois fait ses preuves dans les environnements de production, de nombreux prestataires d'hébergement l'ayant adopté dans sa version Linux. SWsoft le décline aujourd'hui pour Windows afin de cibler les entreprises.
Seuls VMware ESX Server et Virtuozzo permettent d'allouer à chaque machine virtuelle une fraction précise des ressources matérielles. Avec VMware ESX Server, cette allocation se fait au niveau de la mémoire, des espaces disques et des processeurs, chaque partition comprenant un ou deux processeurs (et demain jusqu'à quatre).
"Cette possibilité d'allouer les ressources permet à VMware de conserver un avantage important sur Microsoft", considère Stéphane Grillot (photo), directeur technique serveurs x-Series chez IBM. Avec Virtuozzo, la granularité est plus fine puisqu'il est possible de dédier à chaque environnement d'exécution n'importe quelle fraction de la puissance globale du serveur.
Les principaux logiciels de virtualisation de serveurs Intel
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