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INFRASTRUCTURE

Vers la virtualisation de la salle informatique ?

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 23/04/2008 - indexel.net
 
Lci_cloudcomputing

Mélange de grilles de serveurs et de virtualisation, le "cloud computing" pourrait enfin concrétiser le concept d'informatique à la demande. Mais l'offre comporte des restrictions.

 

Infogérance, hébergement mutualisé ou dédié, software as a service (SaaS), ou encore grid computing, les entreprises semblaient avoir déjà l'embarras du choix pour externaliser tout ou partie de leur infrastructure. Qu'apporte donc le cloud computing ? Selon ses promoteurs, il s'agit d'offrir aux entreprises le moyen de "disperser" leur informatique en faisant disparaître toutes les contraintes matérielles et géographiques. "Avec le cloud computing, la notion d'un lieu physique d'exécution de l'application n'existe plus", précise Jean-Marc Ferré, responsable solutions d'infrastructure Europe du sud chez IBM. Ce lieu, rendu transparent par les réseaux, peut en effet changer à tout moment.

Du grid computing plus souple et plus polyvalent

Plus concrètement, le cloud computing prend la forme d'un grid computing (grille de machines allouées dynamiquement aux clients) rendu plus polyvalent et plus souple par la virtualisation. Désormais virtualisés, les serveurs peuvent en effet être déplacés à la volée d'une machine physique à l'autre, soit pour les sauvegarder ou les redémarrer après une panne, soit pour moduler les ressources physiques en fonction des besoins. L'entreprise n'a plus à se soucier de dimensionner correctement des systèmes, ni de les héberger dans des salles qu'il faut refroidir et alimenter. Elle peut toutefois choisir de rapatrier en interne ses machines virtuelles ou demander à son prestataire de lui dédier des machines physiques.

Pourtant, si le cloud computing s'adresse potentiellement à toutes les entreprises, il est difficile d'envisager de migrer entièrement une salle informatique existante. "Ce n'est pas du tout la cible d'IBM. Nous visons plus particulièrement les environnements à très forte croissance comme les pépinières d'entreprises et les pays émergents", explique Jean-Marc Ferré (photo). Chez HP ou Integra, on évoque en outre les besoins ponctuels dans le cadre d'une opération ou d'un projet.

Des offres tantôt polyvalentes, tantôt restreintes à certaines applications

Derrière l'idée, on trouve des offres disparates et souvent encore restrictives. Celles d'IBM et d'HP, toutes deux annoncées début 2008, s'opposent ainsi sur un point fondamental : la liberté laissée au client. Chez HP, l'offre New Generation Data Center (NGDC) sous-tend la location de puissance informatique sous la forme de machines virtuelles sous HP-UX, Linux ou Windows. La tarification est fonction des ressources matérielles sollicitées (puissance CPU, mémoire, espace de stockage).

"Dans ces serveurs virtuels, le client est libre de déployer n'importe quelle application", spécifie Hervé Angelini (photo), responsable stratégie et marketing services chez HP France. NGDC est toutefois également décliné sous la forme d'environnements applicatifs prêts à l'emploi pour SAP et Exchange, avec une tarification au nombre d'instances du progiciel ou de boîtes aux lettres.

IBM se restreint pour sa part à cette seconde formule, orientée applications. Son offre Blue Cloud, annoncée fin 2007 mais encore à l'état de projet pilote, est en effet encadrée par un catalogue de services logiciels, certes vaste : SAP, DB2, WebSphere, Apache, etc. Elle repose toutefois sur la notion de machines virtuelles (AIX ou Windows) mais le client n'en a pas la maîtrise. En somme, Blue Cloud se rapproche du mode SaaS, avec lequel le prestataire ne loue que des ressources applicatives. D'ailleurs, Salesforce et Google ont récemment repris à leur compte le terme cloud computing pour désigner une offre SaaS tout à fait traditionnelle.

Virtualisation : au-delà d'une nouvelle forme de mutualisation

À l'instar du SaaS, l'hébergement mutualisé n'est pas non plus très loin. La location de serveurs virtuels sous-tendue par le cloud computing relève en effet d'un hébergement à la fois dédié (chaque client a son serveur) et mutualisé (les serveurs virtuels se partagent des ressources matérielles). Ainsi l'entendent les hébergeurs de sites Web ciblant habituellement les petites structures et qui adoptent aujourd'hui la virtualisation. C'est par exemple le cas d'Amen qui a lancé une offre d'hébergement basée sur l'hyperviseur Virtuozzo. Son slogan - un hébergement dédié au prix du mutualisé - montre que le souci est essentiellement économique.

La démarche est totalement différente chez les hébergeurs adressant les infrastructures de production. "Nous sommes actuellement en train d'introduire la virtualisation dans notre offre d'hébergement, non pas pour proposer des tarifs attractifs mais pour améliorer la disponibilité et l'évolutivité de nos plates-formes, par exemple en déplaçant des machines virtuelles en cas de panne ou de besoin", explique Geoffroy de Lavenne (photo), directeur des opérations chez Integra.

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