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INFRASTRUCTURE

Virtualisation : cinq étapes pour réussir son projet

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 07/11/2007 - indexel.net
 
Lci_virtualisation

Un projet de virtualisation s'apparente à une migration matérielle. Pour la réussir, il faut fixer les objectifs, cibler les serveurs et les applications à partir d'un état des lieux, évaluer les gains et adapter l'exploitation.

 

1. Fixer les objectifs

Le but principal d'un projet de virtualisation est essentiellement la consolidation de serveurs, synonyme d'économies sur les machines mais aussi sur la surface qu'elles occupent, leur consommation électrique et celle de l'air conditionné. La virtualisation permet aussi de gagner en souplesse lors du développement et du test d'applications, ou de l'allocation de serveurs de production. Alain Le Hegarat (photo), responsable Windows Server chez Microsoft (qui n'est certes pas leader sur ce créneau) évoque pour sa part un objectif moins connu : "beaucoup de nos clients mettent à profit notre outil de virtualisation afin de faire de la gestion d'obsolescence d'applications tournant par exemple sous de vieilles versions de systèmes ou de moteurs SQL qu'il serait trop difficile de faire évoluer." Par exemple, grâce à la fonction P2V, un vieil Oracle 8 sous NT4 tournant sur un serveur en fin de vie sera transféré sur une machine virtuelle sans même qu'il soit nécessaire de retrouver les CD-Rom correspondants.

2. Réaliser un état des lieux

Cette étape consiste à effectuer un inventaire des parcs matériel et applicatif et à les mettre en relation afin de déterminer les ressources (processeur, réseau, entrées/sorties) utilisées par chaque application. Cela permet de déterminer celles qu'il est pertinent de virtualiser. "Par exemple, un moteur SQL supportant un grand nombre de transactions accapare souvent la majeure partie des ressources d'un seul serveur physique. Idem pour une infrastructure Citrix desservant de nombreux utilisateurs", affirme Jérôme Mely, consultant chez IB-Group. La plupart du temps, on leur dédiera un serveur physique plutôt que de les installer dans une machine virtuelle. Mais il n'y a pas de généralités, il faut voir au cas par cas.

3. Calculer le retour sur investissement

Dans le cadre d'une consolidation, il s'agit de calculer l'impact de la virtualisation en termes d'économies : coûts des serveurs et de maintenance, consommation électrique, climatisation. "Mais il faut également inclure dans la formule le gain lié à la continuité de service apportée par la virtualisation", explique Jérôme Mely (photo). L'offre VMware permet en effet d'encapsuler les machines virtuelles dans des fichiers que l'on peut sauvegarder et relancer automatiquement sur une machine distante, en quelques minutes. Cette méthode est presque aussi efficace qu'un cluster mais bien moins coûteuse. Il faut donc se poser la question de conserver ou abandonner le cluster existant.

4. Mener la migration

Pour l'exploitant, une machine virtuelle possède tous les attributs d'un serveur physique. La problématique de la migration est pratiquement identique à celle d'une migration d'un serveur physique vers un autre. Le processus peut ainsi être soit global, soit progressif. Parallèlement, comme pour une migration physique, un projet de virtualisation s'accompagne souvent d'une mutualisation des ressources de stockage autour d'un SAN. "De ce point de vue, l'offre VMware est parfaitement rôdée puisqu'il est même possible de changer de serveur physique tout en restant sur le SAN, sans aucune reconfiguration", explique Jérôme Mely.

5. Allouer les ressources avec plus de souplesse

Les machines virtuelles se comportent comme des machines physiques. La supervision et l'exploitation des serveurs ne change donc guère, même s'il faut évidemment se former à l'hyperviseur (VMware ou autre). Et dans le même temps, estime Jérôme Mely, il s'agit d'un nouveau métier : "Au lieu d'acheter un serveur pour chaque nouvelle application, on crée une machine virtuelle en quelques instants. On peut donc répondre à des besoins nouveaux, éventuellement ponctuels, qui tendront à se multiplier. L'exploitant passera donc une bonne partie de son temps à gérer les demandes des utilisateurs tels que les développeurs ou responsables d'applications, et à adapter les machines virtuelles à des contraintes spécifiques."

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